mercredi 9 mars 2016

"Les usines à socialo" manipulent nos enfants !


L'UNEF et le MJS sont à la manœuvre contre la Loi Travail du gouvernement Valls. Etrange. Etrange quand on sait que l'Union Nationale des Etudiants de France et le Mouvement des Jeunes Socialistes sont (avec l'association Touche pas à mon pote) des usines à produire du cadre pour le Parti Socialiste.


C'est la première fois que l'UNEF est dans la rue alors que la majorité au pouvoir est également de gauche. Chercher l'erreur. Il faut donc s'interroger sur les hypothèses suivantes:

Première hypothèse: "L'UNEF est un syndicat indépendant sans lien avec le Parti Socialiste et le MJS est réellement un mouvement autonome".
Deuxième hypothèse: "La majorité au pouvoir est de droite." 
Troisième hypothèse: "L'UNEF et le MJS sont bien des organisations de gauche et développent une stratégie commune".

Qu'est-ce qui me permet de dire que l'UNEF n'est pas un syndicat indépendant du parti socialiste et que le MJS n'est pas autonome ?

De longue date, c'est deux organisations sont des pépinières où les futurs cadres du parti sont recrutés.

Ainsi, l'actuel premier secrétaire du parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, occupa la présidence de l'UNEF de 1980 à 1984. A l'époque, son vice6président n'est autre que Julien DRAY, député, conseiller régional et fondateur de l'association Touche pas à mon pote présidé par Harlem Désir, actuellement ministre des affaires européennes. A la même période on trouve un jeune militant, Arnaud Montebourg, ancien député et ancien ministre.

Christophe Borgel, député présida le syndicat étudiant de 1988 à 1991. Bruno Julliard, conseiller du ministre de l'Education nation dans le gouvernement Ayrault et, Jean-Baptiste Prévost, membre du cabinet du ministre de l'enseignement supérieur dans le gouvernement Valls ont présidé l'UNEF respectivement de 2005 à 2007 et de 2007 à 2011. 

La liste est encore longue et l’immense majorité des anciens responsables de l’UNEF-ID a fini par trouver un point de chute dans les sphère socialistes.

En quoi il n'est pas possible de dire que le gouvernement est de droite.

Si la loi El-Khomry va dans le bon sens et peu séduire une partie de la droite, elle ne va pas assez loin. Ensuite, les dispositions prises par les gouvernements Hollande ne correspondent pas aux attentes des électeurs de droite. Enfin, le Parti Socialiste ne s'est pas désolidarisé du gouvernement qui reste donc bien un gouvernement de gauche.

Alors l'UNEF et le MJS roulent-ils pour quelqu'un ?

Si je vous dis que l'actuel président de l'UNEF, William Martinet, doit son élection à Pouria Amirshahi, député frondeur (ouvertement opposé à Valls, il a quitté le PS en 2016) et ancien président de l’UNEF (1994 à 1998). Si j'ajoute que William Martinet est dans l’influence du courant Un Monde d’Avance , aile gauche du PS, courant ayant signé la motion de Benoit Hamon (autre frondeur), ancien président du MJS (1993 à 1994) et ministre dans les gouvernements  Ayrault I & II et dans le gouvernement Valls I. Si je termine en précisant que l'actuel président du MJS, Benjamin Lucas, se déclare être un proche de Hamon. La boucle est bouclée.

La loi El-Khomry n'est qu'un prétexte. De l'avenir de nos enfants ils s'en foutent. Ce qui les intéresse c'est d'achever définitivement le gouvernement Valls et le président Hollande afin de se présenter à l'élection résidentielle de 2017 sans être comptable du bilan désastreux du quinquennat. A noter que le sacrifice de la ministre du Travail ne gêne personne, celle-ci n'ayant jamais adhéré ni à l'UNEF, ni au MJS;

N'oublions pas.