lundi 28 mars 2016

Terrorisme,, banlieues, gauche caviar et droite molle


Les tristes évènements de Bruxelles et les critiques portées contre la politique intérieure du royaume belge sont l'occasion de s'interroger sur 40 ans de politique de la Ville en France.
Au lendemain du 14 novembre 2015, nous étions en droit d'attendre un plan de reconquête des banlieues annexées par Daesh via les mosquées qui prêchent un islam radical. Mais ces zones de non droit, foyers de recrutements des candidats au Djihad, où tous les trafics se font dans les cages d'escaliers, n'ont droit qu'au mépris de la gauche caviar qui laisse les habitants de ces cités vivre dans la terreur et d’une droite molle qui, malgré le nombre pléthorique de ses candidats à la présidence de la République, ne propose aucun plan concret pour les cités.

A qui la faute ?

Bien sûr, nos hommes et femmes politiques n'ont pour la plupart rien compris aux banlieues (qu'ils ne connaissent qu'en période électorale). Trois hommes d'état ou de gouvernement sortent du lot sur ces 40 dernières années :
1. Bernard Tapie qui a compris l'importance d'amener les entreprises au cœur des cités et de créer du lien via le sport ;
2. Jean-Louis Borloo qui a engagé un grand plan de rénovation des "barres" tout en associant lutte contre la délinquance et lutte contre les discriminations ;
3. Nicolas Sarkozy qui a su faire passer un message fort aux banlieues en ne s'adressant pas aux fouteurs de troubles mais à leurs victimes. Il associera à ce discours de fermeté les éléments économiques nécessaires au développement des cités.

Nous sommes, comme électeurs, responsables également de cette situation. En 40 ans, l'alternance gauche-droite s'est produite à 8 reprises laissant la droite au pouvoir 22 ans et la gauche 18 ans. L'instabilité politique voulue par les électeurs français est un frein à la conduite de mesures qui ne prennent leur sens qu'avec le temps.

Enfin et surtout, il y a ces hordes de voyous qui mettent en coupes réglées des quartiers entiers profitant de la peur et de la détresse de leurs habitants. Sur ce terreau fertile, nourri de trafics de stupéfiants, d'armes et de recels de toutes sortes, prospère et se développe l'islamisme radical, seule réponse offerte à une jeunesse en perdition.

Des dizaines de milliards d'euros (entre 100 et 200 milliards selon la Cour des comptes qui n'y retrouve même plus ses petits) ont été dépensés sans réel résultat.

Que faire ?

1. Réaffirmer la position "tolérance zéro" de Nicolas Sarkozy sur la délinquance (renforcer les effectifs de police urbaine dans les commissariats afin de doubler les BAC - et non combler le manque avec des CRS, augmenter le nombre d'officiers de police judiciaire spécialisés dans la lutte contre le trafic de drogues) et interdire les imams radicaux (organiser un islam de France avec un enseignement institutionnalisé; rendre obligatoire les prêches en langue française); imposer un couvre-feu pour les mineurs de 13 ans; interdire les rassemblements de plus de 10 personnes sans déclaration préalable.

2. Reprendre le plan Borloo dans son ensemble et faciliter l'installation de petits commerces et de très petites entreprises (via le micro crédit et des taux bonifiés - utilisation des ressources excédentaires du Livret A) ; faciliter l'accès à la propriété en proposant des prêts sur très longues durées et à taux non margés aux locataires de HLM afin qu'ils rachètent leur appartement (plutôt que de consentir des prêts aux offices HLM).

3. Revaloriser l'école et rendre perméable l'enseignement suivi avec la réalité économique afin d'encourager les vocations et les ambitions personnelles. Développer l'apprentissage et faciliter l'accès aux études supérieures via des bourses au mérite.

N'oublions pas.