samedi 23 juillet 2016

Nice-Munich : mensonge(s) d'Etat ?

Mercredi à 11 heures, la sous-direction antiterroriste (SDAT) a envoyé aux agents qui gèrent la vidéosurveillance de la ville une réquisition citant les articles 53 et L706-24 du code de procédure pénale et de l'article R642-1 du Code pénal leur demandant l'effacement «complet» de 24 heures d'images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l'attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet. Contacté par Le Figaro, le parquet de Paris a confirmé l'information et précisé: «cela a été fait dans ce cas précis pour éviter la diffusion non contrôlée et non maîtrisée de ces images».

Mercredi soir, le quotidien Libération a publié une enquête selon laquelle aucun policier national n'était présent à l'entrée du périmètre de sécurité au moment où le terroriste Mohammed Lahouaiej-Bouhlel a foncé dans la foule au volant d'un camion de 19 tonnes. L'information est d'autant plus polémique qu'elle contredit les déclarations du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la préfecture des Alpes-Maritimes. Piqué au vif, dans la nuit de mercredi à jeudi, Bernard Cazeneuve a fait un communiqué pour «s' indigner des contre-vérités» de Libération.

Otmane Aïssaoui, le recteur de la Grande Mosquée de la ville, quelques jours seulement après les attentats, le 18/07, donnait à La Croix le chiffre de 30 victimes musulmanes dont 20 Tunisiens. Sur 84 morts au total, ce chiffre est significatif puisque cela représente plus de 35 % des victimes. Or, le 19/07, l’ambassade de Tunisie déclarait au Figaro quatre ressortissants tués. De quoi s’intéresser de plus près au traitement de cette affaire par les médias qui ont sans doute trop couru après la belle histoire de l’unité et du vivre-ensemble plutôt que de la probité journalistique. Malgré cette déclaration, il semble que seules moins de 15 victimes étaient vraisemblablement musulmanes. 

Si on ajoute à cela le fait que dès la fin des tragiques évènements du 14 juillet, l'auteur des fait est d'abord un déséquilibré sans aucun lien avec un acte terroriste, puis un individu seul qui se serait radicalisé en quelques jours sans rapport avec DAESH avant que l'attentat ne soit revendiqué par l'état islamiste, enfin que cette radicalisation est nettement plus ancrée dans le temps, Mohammed Lahouaiej-Bouhlel ayant repéré les lieux de l'attentat un an auparavant. On est en droit de s'interroger sur ce mensonge qui semble venir des plus hautes autorités de l'Etat.

Au lendemain de la fusillade de Munich, les déclarations des autorités policières allemandes laissent perplexes. Ce germano-iranien de 18 ans serait un dépressif fasciné par les tueries de masse. Surtout, les enquêteurs ont établi un "lien évident" avec le tueur norvégien Anders Behring Breivik, qui avait abattu 77 personnes, des jeunes surtout, en 2011. Bref cet iranien n'a rien à voir avec DAESH. Il se serait même converti au Christianisme récemment ! En résumé, l'auteur de ce massacre serait un chrétien radicalisé d'extrême-droite !

N'importe quoi !

N'oublions pas.