vendredi 21 octobre 2016

Les policiers sont avant tout les gardiens de la paix ! Honorons-les.

La révolte, puisqu’il en s’agit bien d’une, des policiers en colère est inquiétante d’une part par son ampleur et d’autre part par sa spontanéité. La police est à l’intérieur, ce que l’armée est à l’extérieur, la garante de la paix (liberté) et de la sécurité des citoyens. Que reste-t-il d’une démocratie sans police ?


Ça fait près de cinq ans que François Hollande et ses équipes sont au pouvoir. Et la seule réponse qu’oppose la majorité actuelle : « c’est la faute de Sarkozy qui a réduit les effectifs ». Si cette mesure était une erreur, pourquoi n’a-t-elle pas été corrigée dès 2012 ? Ensuite, les policiers ne réclament pas des effectifs supplémentaires, il réclame l’affectation des effectifs existants sur le terrain et sur les bonnes missions. Enfin, la principale revendication de ce mouvement spontanée est la scission (réelle ou non) entre la base et la hiérarchie policière, entre la base et leurs représentants syndicaux.

Les demandes d’équipement en effectifs et matériels arrivent bien après.

Des mesures rapides et urgentes sont à prendre :

-          Remplacer les gardes statiques devant les ambassades, ministères, monuments, etc… par des sociétés de sécurité privées ;

-          La revalorisation des rémunérations du personnel de la Police nationale et la mise en place de services spécialisés dans la gestion des carrières et de l’accompagnement psychologique ;

-          La formation continue des personnels sur les conditions de la légitime défense (notamment sur les conditions de l’utilisation de leurs armes) et sur l’application des procédures impliquant des mineurs.

Sur plus long terme, il conviendra d’augmenter le nombre de procureurs (ou substituts) pour assurer la bonne fin des présentations devant les juges du siège. Une simplification du code de procédure pénale dans le cadre des opérations menées en flagrant délit et lors des enquêtes préliminaires doit être entreprise.

Encore une fois, la gestion de la crise par le gouvernement de Manuel Valls est catastrophique. En cinq ans, François Hollande aura fait exploser toutes les digues du pouvoir régalien :  éducation nationale (pourtant fortement ancrée à gauche), tentions dans l’armée (gendarmerie notamment), administration pénitentiaire, la justice récemment, et maintenant la police.