La vague Fillon : le flux… et le reflux ?


Par Laurent SAILLY, directeur de la publication
A peine désigné candidat de la droite à l’élection présidentielle que s’élèvent de gauche comme de droite, les voix des élites parisiennes qui prédisent au mieux qu’il ne pourra pas appliquer son programme, au pire qu’il ne sera pas élu président de la République.

Le constat :
-          La France est en faillite ou quasi-faillite
-          Les Français sont prêts aux réformes et attendent des résultats, notamment en matière économique
-          Le système social doit être sécurisé pour assurer sa pérennité

Les clés de la réussite :

-          Frapper vite et fort
-          Ne pas laisser de place au consensus
-          Expliquer les réformes et définir les éléments de mesures de réussite
-          Faire de l’Europe et de la mondialisation des atouts pour la réussite française

Pour François Fillon, sa victoire sans discussion possible à la primaire, son élection à la présidentielle et le succès du parti présidentiel aux législatives valent acceptation sans faille de son programme. Cependant, celui-ci ne doit pas perdre de vue que son triomphe est dû d’une part à un rejet de la personne de Nicolas Sarkozy (sauf pour la majorité des Républicains) et d’autre part le rejet de la technocratie symbolisée par Alain Juppé.
Enfin, le pire ennemi de Fillon c’est lui-même. Il doit chausser les bottes du chef. Il ne doit plus être le simple serviteur zélé qu’il faut auprès de Philippe Seguin, ou le collaborateur efficace des présidents de la République. Il a six mois pour montrer qu’il a changé de pointure.

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