samedi 12 novembre 2016

Plus de la moitié des mineurs condamnés récidivent !

Résultat d’images pour policier en colère

Par Laurent SAILLY, directeur de la publication de Méchant Réac !

Non seulement la délinquance des mineurs est en forte augmentation, mais les délinquants sont de plus en plus jeunes et de plus en plus violents.

Pourtant, sous l'influence de l'ex-Garde des Sceaux, Christine  Taubira, le pouvoir socialiste a conduit une politique laxiste et irresponsable, privilégiant la compréhension des auteurs des crimes et délits au dépend de la compassion due aux victimes. Cette vision teintée de rose a été transmise à Jean-Jacques Urvoas, l'actuel ministre de la Justice, qui déclare sur BFM mercredi 26 octobre:

"L'année dernière, il y a eu 55700 condamnations de mineurs. L'écrasante majorité de ces 55700 condamnations de l'année dernière ne sont récidiveront pas. Parce que, justement, la sanction a cette dimension pédagogique."

Un mineur sur cinq condamné pour la première fois en 2007 a récidivé dans les cinq ans qui ont suivi... avant sa majorité. Mais si l'on regarde au-delà de la barrière des 18 ans, le taux de récidive grimpe à près de 60%. En clair : plus de la moitié des condamnés récidivent dans les cinq ans.
La différence du taux de récidive avant et après la majorité s'explique en grande partie par le fait que la plupart des mineurs concernés avaient entre 16 et 18 ans au moment de leur condamnation. Bref, mesurer la récidive dans les 5 ans après une condamnation en se limitant à la minorité est un calcul "tronqué" et "il est donc nécessaire de regarder par-delà la frontière des 18 ans", explique note une étude du ministère de la Justice.

En 2015, les parquets ont traité 165000 affaires, dont 129500 pouvaient faire l'objet de poursuites. Et au final, seuls 55700  jeunes "mis en cause" font l'objet de sanctions pénales. 

Les tribunaux correctionnels pour les mineurs récidivistes de 16 à 18 ans, créés en 2011, étaient une excellente initiative de Nicolas Sarkozy et le fait que les magistrats ne l'aient pas approuvée ne la rendait pas pour autant moins nécessaire. Sous les coups de boutoirs de psycho-pédiatres, une circulaire de 2013 a mis fin à cette institution. Pour ces éminents spécialistes de la psychologie de l'enfant (au passage on parle ici d'enfants de 15-16 ans mesurant 1,80 mètre tout en affichant 80 kilos et sachant fabriqué des cocktails Molotov), il faut dissocier la culpabilité et la sanction pénale.

Cette vison rose pâle de la délinquance des mineurs s'est propagée à notre ministre de l'Intérieur qui voient, dans les auteurs des évènements de Viry-Châtillon des "sauvageons" alors qu'ils se sont rendus coupables de tentatives de meurtre.

Que voulez-vous qu'il advienne d'une société où la police n'est plus respectée et ou la justice n'est plus crainte ?

N'oublions pas.