"C'est l'histoire d'un mec..."


Pris dans le tumulte des primaires et des rebondissements pré-électoraux de la présidentielle, on n’est tous passé à côté de la LOI du 27 janvier 2017 relative à l'égalité et à la citoyenneté. Mais plus encore, les torpeurs de l’été nous ont fait manquer le Décret du 3 août 2017 relatif aux provocations, diffamations et injures non publiques présentant un caractère raciste ou discriminatoire.
Ce décret « renforce (...) la répression des contraventions de provocation, diffamation et injure non publiques à caractère raciste, sexiste, homophobe ou handiphobe, dans des conditions similaires à ce qui a été prévu dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. » (…) « Il élargit ces infractions aux cas où elles sont commises en raison de l'identité de genre de la victime, afin de mieux lutter contre la transphobie, et il substitue à la notion de race, qui n'est pas applicable aux êtres humains, celle de « prétendue race ». 

Autant il paraît évident de lutter contre toutes les formes de racismes dans le cercle public, qu’il est dangereux de restreindre la liberté d’expression dans le domaine privé. Dès lors, tout propos raciste, homophobe, antisémite, etc… prononcé dans le cadre familial pourra, sur énonciation d’un des convives présents, faire l’objet d’une procédure judiciaire. D’autant plus que le décret étend l’infraction à celle de « prétendue race ». Tout le monde (ou presque) reconnaît qu’il n’y a qu’une seule race d’êtres humains. Ce décret va plus loin (tout est possible avec l’administration Macron), en décrétant qu’il n’y a pas de race du tout ! 
De ce texte, il découle que la plupart des « histoires drôles » (plus ou moins) et des humoristes (notamment ceux du siècle dernier) tombent sous le coup de la loi.

Loin de moi l’idée de justifier de tels propos dans le domaine privé. Mais où s’arrêtera désormais la limitation de la liberté d’expression ? La lutte contre la transphobie est-elle une priorité nationale ? Il faut dire qu’avec le gouvernement d’Edouard Philippe tous les sujets sont prioritaires. Mais n’y avait-il pas, en matière de droits fondamentaux, une action à mener dans notre pays où les droits de la femme sont de plus en plus en recul ? Si l’Europe est, comme je le crois, une chance pour les démocraties, ne pourrait-on pas créer une infraction d'europhobies ? Pourrait-on aller jusqu’à considérer que n’ayant pas le droit d’exprimer certaines positions en privé, on puisse créer une restriction à la liberté de penser ? Je n’ai pas le droit d’exprimer des propos racistes ni en public ni en privé, mais je n’ai même pas le droit d’y penser !

De telles mesures, dans un régime démocratique, n’ont pas leur place. Sous couvert de droits des uns est restreint la liberté du plus grand nombre.

C’est purement et simplement du fascisme !
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