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Contrepoints

Laïcité : il faut remettre l’église au milieu du village !


La loi de séparation de l'Etat et de l'Eglise au début du 20ème siècle avait pour but de libérer la fille ainée de l'église de la pression religieuse. Mais la laïcité est remise en question par la pratique de la religion musulmane dans notre pays et par la succession d'attentats terroristes de la part d'un groupe qui se réclame de cette religion.
Soumis à la bêtise des islamo-gauchistes, à l’humanisme béat d’intellectuels bobos-parisiens, à la dictature égalitariste et l’incapacité de l’exécutif à diriger le pays, la société se délite et plus personne n’accepte la différence de l’autre. Les risques d'implosion de la société française doivent nous pousser à repenser la laïcité à la française.

-          Quelle laïcité voulons-nous pour la République française ?

-          Quelle est la place de la religion dans notre société ?

-          La liberté de conscience est-elle le premier des droits de l’être humain ?

La loi de 1905 répond en grande partie à toutes ces questions. A la liberté de conscience, l’écho répond : ordre public. Tout est dit, chacun est libre de porter une croix, un voile, une kippa, un turban, dans le métro, pour aller voter en mairie etc… à condition de ne pas violer l’ordre public. Une exception à cette liberté : les agents de l’Etat ne peuvent manifester publiquement leur religion dans l’exercice de leur fonction (principes de neutralité de l’Etat et de l’égalité des citoyens devant la loi).

Ainsi la République laïque permet-elle à chacun d’exprimer ses convictions dans la limite du respect des autres et de l’ordre public. Aussi la loi sanctionne-t-elle les dérives intégristes et les appels à la haine.

Depuis 2004, une loi interdit aux élèves de porter ostensiblement un signe ou un symbole religieux. Ils peuvent par contre porter des symboles discrets. Cette loi ne s’applique pas aux écoles privées ni aux universités dont les étudiants sont majeurs, ni aux parents d’élèves ou aux intervenants extérieurs.

La loi de 2010 interdit de dissimuler son visage dans l’espace public. Mais cette loi ne se fonde pas sur la laïcité mais sur une base sécuritaire. Ainsi le port d’un voile intégral, d’un casque ou d’une cagoule sont-ils interdits dans ces lieux.

Pour autant, il faut être vigilant sur un point. Si le port du voile est légal est-il pour autant légitime ? Il ne l’est qu’à partir du moment où la femme qui le porte bénéficie de son libre arbitre. La religieuse catholique est un exemple de cette volonté exprimée (par exemple les nones). Mais on constate (et les témoignages sont nombreux) que beaucoup de femmes portent le voile dans les banlieues pour ne pas subir les foudres des islamistes radicaux. En d’autres termes, le port du voile ne pose pas de question lorsqu’il est la manifestation de la croyance religieuse de la femme, mais est illégitime quand il s’agit d’une marque de soumission de l’épouse à son mari, de la fille à son père, ou d’une femme à la pression sociale de la communauté.

Quant aux signes religieux au travail, il me semble qu’il faut appliquer dans le secteur privé, les règles du secteur public : la neutralité. Un médecin, un conseiller bancaire, un boulanger, un pharmacien ou un opticien etc… ne doivent pas manifester leur appartenance à une quelconque obédience au risque de mettre à mal l’ordre public au sein de l’entreprise, de l’agence, du commerce.... De même leurs comportements ne doivent pas laisser transparaître une idéologie religieuse. Ainsi, un homme qui refuse de serrer la main à un femme, ou d’obéir à une hiérarchique féminine doit faire l’objet d’une mesure disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement pour faute (contrairement à la décision de justice suédoise – voir mon post de ce matin reproduit ci-dessous).

Aussi, la laïcité doit être redéfinie en fonction des évolutions religieuses de la communauté française. La loi de 1905 s’adaptait facilement à une religion disposant d’un clergé hiérarchisé et largement autonome de la pression vaticane. Elle s’adapte moins à une religion (l’islam) qui ne dispose pas de cette hiérarchie et dont les tentations politico-intégristes sont fortes. La laïcité issue de la loi de 1905 consacre la séparation de l'Eglise et de l'Etat, elle ne vise pas à la déchristianisation de la société française. Elle est anticléricale, pas antichrétienne. Elle "n'est pas schismatique, elle est révolutionnaire", disait Jaurès. Elle rejette l'influence du spirituel sur le temporel; elle ne rejette pas l'identité chrétienne de la France.

A la laïcité née de 1905, je préfère celle de Bonaparte («Une société sans religion est un vaisseau sans boussole.») et de ses prédécesseurs (au moins jusqu'à Philippe le Bel sauf les fils de Catherine de Médicis et Louis XIV) jusqu'à Emile Combes. Cette laïcité respecte trois règles : contrôler la religion, protéger la religion, "franciser" la religion.

Contrôler la religion fait appel à une vision principalement sécuritaire. On pense immédiatement à l'islam radical. Il est du rôle de l'Etat de combattre dans nos banlieues cet islam totalitaire qui d'une part ne respecte pas les lois de la République mais appelle à la désobéissance et à l'application de la loi islamique et, d'autre part constitue un foyer de recrutement au terrorisme (et aux trafics de tout ordre permettant son financement). 

Protéger la religion c'est aussi différencier la laïcité d'un côté, la liberté religieuse de l'autre. Le code, établi en 2011 par le ministère de l'Intérieur, s'intitule d'ailleurs "Laïcité et liberté religieuse" (octobre 2011, La Documentation française). Ainsi le terme « laïcité » n'est plus un synonyme de contrôle de la religion. 

Franciser la religion catholique fut le fait de la Constitution civile du clergé de 1790. Sous l'influence de Jaurès, la loi de 1905 rompt avec la logique révolutionnaire. Il faut renouer avec cette "réaction révolutionnaire" en faisant d'une part du catholicisme une ressource identitaire de la France (ses "racines"), et d'autre part, exiger un "islam de France", républicanisé, au lieu de seulement le soumettre au droit commun.

La laïcité ce n'est ni la promotion de l'athéisme ni le refus des religions. A elle seule, la laïcité ne peut couper la France de ses racines chrétiennes (discours de Latran, Nicolas Sarkozy).

La "République laïque" "respecte toutes les croyances", c’est-à-dire un principe de libeté. La liberté de religion, qui est aussi liberté par rapport à la religion, droit de croire ou de ne pas croire, droit de changer de croyance, droit de n’y attacher aucune importance. La liberté de pensée, en somme, et en particulier la liberté de conscience. La liberté de conscience et la reconnaissance des cultes sont des principes constitutionnels par la décision « Bloc de Constitutionnalité » rendue par le Conseil constitutionnel le 16 juillet 1971 (relative à la liberté d'association).

Bref, ce qui compte n’est pas le nom que l’on donne à son dieu, mais les valeurs que l’on défend en son nom. La question qui doit être posée est : l’individu concerné soutient-il les valeurs fondamentales de la République ?

Quid des crèches de Noël ? La France c'est 1500 ans d'histoire qui se confond avec celle du christianisme. Le calendrier est cadencé par les jours fériés dont beaucoup ont une signification chrétienne. Le nom des villes, les prénoms d'une grande majorité de Français sont ceux de saints et de martyrs chrétiens. Les églises font encore la fierté (et parfois la richesse) des communes. La pratique religieuse est certes, chez les français catholiques, en forte baisse mais le nombre des baptêmes augmentent et les mariages religieux font toujours recettes (pour les couples qui se marient au civil).

Dans les coutumes d'origine religieuse, il y a Noël. Tout le monde peut fêter Noël soit comme fête religieuse soit comme tradition. Dans les deux cas c'est avant tout la fête de la famille où toutes les générations sont rassemblées. Or quel plus beau symbole peut-on trouver qu'une crèche au sein d'une mairie pour illustrer la famille et l'intégration de celle-ci dans une communauté plus large : la Nation au cœur de la République.

Attaquer le catholicisme au nom de la laïcité c'est, selon l'expression de Karl Marx, "mettre une claque à sa grand-mère".De cette mise au point, nous pourrons appliquer le principe fondamental à toute société humaine : la tolérance.

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