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Chroniques du monde de Renaud Girard : Russie, Israël, Etats-Unis


Russie : «La trame des changements poutiniens»
CHRONIQUE - Comme son ami chinois Xi Jinping, Vladimir Poutine restera à vie le dirigeant de référence de son pays.
À la surprise générale, le président de la Russie annonça, dans son discours sur l’état de la nation du 15 janvier 2020, des changements constitutionnels significatifs, qui feront bientôt l’objet d’un référendum.
Les pouvoirs de la Douma seront accrus, ceux du président seront diminués. C’est elle qui nommera les ministres, y compris le premier. Le Conseil de la fédération (l’équivalent du Bundesratallemand) aura davantage de responsabilités. Les dispositions de la Constitution russe l’emporteront sur celles du droit international. Ne pourra pas se présenter à l’élection présidentielle tout citoyen n’ayant pas passé les vingt-cinq années précédentes en Russie, ou ayant détenu un passeport étranger, voire une carte de séjour.
Juste après ces annonces, Dmitri Medvedev démissionna de son poste de premier ministre, pour être immédiatement nommé vice-président du Conseil national de sécurité (présidé par Vladimir Poutine). Le président nomma aussitôt le terne mais efficace directeur général des impôts au poste de premier ministre.
À court terme, ces changements devraient procurer à Poutine un emploi du temps confortable à partir de 2024, quand s’achèvera son mandat présidentiel. Ne reposera plus sur lui la gestion économique et sociale d’un pays de 147 millions d’habitants, répartis sur 17 millions de km2. En sa qualité de président du Conseil national de sécurité, il ne s’occupera plus que de ce qu’il aime: la défense et les relations internationales. Comme son ami chinois Xi Jinping, il restera à vie le dirigeant de référence de son pays.
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«Israël n’a jamais été aussi fort»
CHRONIQUE - Soutenu à la fois par les États-Unis et la Russie, solide économiquement et militairement, l’État hébreu devra cependant bientôt faire face à un défi démographique.
La visite de Benyamin Nétanyahou à son allié américain, les 27 et 28 janvier 2020, est porteuse d’un grand paradoxe. En soixante-douze ans d’histoire, jamais l’État d’Israël n’a été aussi fort, et jamais son premier ministre n’a été autant contesté chez lui. Il est inculpé, dans trois affaires différentes, pour «corruption», «malversations» et «abus de confiance». Indépendante, très à cheval sur la déontologie administrative, la justice israélienne n’a pas hésité, par le passé, à jeter en prison un ancien premier ministre.
Politiquement, le Likoud de Nétanyahou n’est plus aussi puissant qu’avant. Il n’a emporté que 32 sièges sur les 120 que compte la Knesset, lors des élections générales de septembre 2019. L’usure du pouvoir a joué car Nétanyahou, avec plus de 5000 jours comme premier ministre, a battu le record de longévité du travailliste Ben Gourion, le fondateur de l’État sioniste. Le Likoud a été dépassé d’un siège par la coalition Bleu et Blanc de son rival, l’ancien chef d’état-major de Tsahal. Mais ni lui ni Benny Gantz ne sont parvenus à constituer un gouvernement soutenu par 61 députés. Un nouveau scrutin (le troisième en un an) aura lieu le 2 mars 2020, pour tenter de les départager. Pour prétendre gouverner, chacun devra s’allier avec des partis très éloignés d’eux idéologiquement, les partis arabes pour le général Gantz et les partis religieux pour l’agnostique Nétanyahou.
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Etats-Unis : «La politique étrangère de Trump n’est pas en rupture avec celle d’Obama»
Le chroniqueur international du Figaro décrypte la stratégie internationale du président Trump.
FIGAROVOX.- Donald Trump a été élu sur un programme isolationniste et a dénoncé la Guerre en Irak. Il veut se désengager du Moyen-Orient. Pourtant, il vient de faire assassiner, en Irak, le général iranien Soleimani. Et juste après cette opération, il fait un pas en direction de l’Iran en tweetant «L’Iran n’a jamais gagné une guerre, mais jamais perdu une négociation». Certains ont pu écrire que la politique de Trump est difficilement lisible. Est-ce votre avis?
Renard GIRARD.- Non. La politique de Trump à l’égard de l’Iran est parfaitement lisible. Il n’y a aucune contradiction. En tuant Soleimani, Trump a voulu frapper les esprits et montrer aux Iraniens les limites à ne pas franchir, les bornes à ne pas dépasser. Il a souhaité les faire reculer et se mettre en position de force par rapport à eux. Mais sans aller jusqu’à la guerre et sans se lancer dans une escalade.
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