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De Butler à McEvan: intelligence artificielle, nouvelle barbarie ?

De Erewhon ou De l’autre côté des montagnes, la dystopie de Samuel Butler publiée en 1872, jusqu’à Une machine comme moi de Ian McEwan, récemment publié chez Gallimard, avec une traduction de France Camus-Pichon, la littérature britannique s’est distinguée par sa capacité à soulever et traiter un sujet dont l’actualité est chaque jour plus brûlante: avec le développement accéléré de l’intelligence des objets, basculons-nous dans la barbarie?
Dans Erewhon, anagramme de «nowhere» (nulle part), le héros de ce nouveau voyage de Gulliver observe les hommes après s’être longuement mis à distance. À la manière d’Usbek et Rica portant un regard neuf sur la France des années 1712-1720 dans les Lettres persanes de Montesquieu, il découvre un monde ayant interdit toute évolution technologique de peur de voir la machine l’emporter sur l’homme au point de le supplanter «car l’homme, pour le moment, croit que c’est son intérêt qu’il poursuit, et il dépense une somme incalculable de temps et de labeur et d’intelligence à perfectionner davantage chaque jour la race des machines. Déjà il a réussi à faire bien des choses qui autrefois auraient passé pour irréalisables, et il semble qu’il n’y ait aucune limite au résultat que peuvent amener des perfectionnements accumulés, si nous laissons les machines descendre en se modifiant de génération en génération».
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