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Chantal Delsol: «Derrière Poutine, la vieille autocratie des slavophiles»

Vladimir Poutine avait jusque-là toujours repoussé avec indignation, et publiquement, l’idée de se maintenir au pouvoir après la date légale de l’expiration de son mandat. Or, le 10 mars, le Parlement russe a voté un amendement constitutionnel permettant au président russe de briguer deux nouveaux mandats successifs. Son pouvoir est étendu dans le temps, mais aussi dans l’espace: ses prérogatives sont encore renforcées, et l’immunité lui est garantie à vie dans le cas d’une sortie… Les opposants ont parlé de putsch, et c’en est un, en effet.
Le président russe est coutumier des fourberies politiques visant à défigurer les lois à son avantage, puisque, en 2008, il avait utilisé, pour rester au pouvoir, une autre ruse. Il est bien cruel d’abandonner le pouvoir! Mais ce sont les manigances elles-mêmes qui parlent: pourquoi ne pas se débarrasser ouvertement de la démocratie? Pourquoi toute cette mise en scène pour se justifier? Les arguments de Vladimir Poutine pour légitimer son geste sont ceux des antidémocrates de toujours: l’importance de la stabilité et de la sécurité dépasse celle de l’expression populaire - même si un vote est prévu pour le 22 avril afin de confirmer cette réforme constitutionnelle. Il a aussi déployé des artifices de dialectique douteuse, arguant que la Russie avait vécu «assez de révolutions», comme si un changement légal de gouvernant
- en tout cas s’agissant de son départ personnel - équivalait à une révolution. C’est donner la démocratie pour le contraire de ce qu’elle est, soit qu’on ne l’a pas comprise, soit qu’on la défigure sciemment.
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