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Coronavirus : « On en vient à valoriser la panique »

Benoît Rittaud est enseignant-chercheur en mathématiques, maître de conférences à l'université Paris-13, au sein du laboratoire d'analyse, géométrie et applications (Institut Galilée). Son sujet principal de recherche : la théorie des nombres et les systèmes dynamiques. Il écrit fréquemment sur le réchauffement climatique. Son dernier livre, La Peur exponentielle (PUF), est une passionnante enquête sur les soubassements scientifiques des peurs collectives de notre époque. Un concept mathématique, la croissance exponentielle, est utilisé pour prophétiser scientifiquement l'apocalypse. Qu'en est-il avec le coronavirus ? Faut-il paniquer ? La vigilance est bien sûr de mise, souligne Benoît Rittaud, mais gare aux représentations apocalyptiques qui sont à l'œuvre dans notre manière d'appréhender cette épidémie.
Le Point : Avec le coronavirus, jouons-nous à nous faire peur ?
Benoît Rittaud : Autant certaines de nos peurs contemporaines sont excessives, voire complètement imaginaires, autant nous avons affaire ici à un danger qui a de terribles précédents historiques. Au début du XXe siècle, la grippe dite « espagnole » a tué en quelques mois des dizaines de millions de personnes. Le sida a fait lui aussi des dizaines de millions de victimes, même si c'est sur une période plus longue. On ne peut pas prendre une épidémie à la légère, les réactions de peur sont compréhensibles. D'un autre côté, face à un danger de cette nature, il peut être tentant d'en rajouter, quitte à invoquer le « principe de précaution » pour se justifier. La fable du berger qui crie au loup doit nous dissuader de le faire. Les ravages dans l'opinion des excès de la campagne de vaccination de 2009 contre la grippe H1N1 en sont une illustration. L'épidémie actuelle nous place donc une nouvelle fois sur la ligne de crête entre insouciance et affolement. Pour l'heure, si la vigilance est de mise, l'apocalypse n'est heureusement pas à l'ordre du jour.
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