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Nicolas Baverez – La mondialisation en quarantaine

La quarantaine fut instituée par Venise au XIVe siècle, lors de la Grande Peste qui emporta le tiers de la population européenne. Sept cents ans plus tard, la ville se trouve de nouveau confinée, symbolisant le retour des grandes épidémies. Depuis le début de notre siècle, placé sous le signe de l'histoire universelle, c'est en effet la quatrième fois, après le Sras en 2003, H1N1 en 2005 et le Mers en 2012, qu'un virus animal franchit la barrière des espèces et contamine l'homme avant de s'étendre à la planète en quelques semaines.
La pandémie présente aujourd'hui un triple visage : elle montre un début de stabilisation en Chine et en Corée du Sud ; elle s'étend aux États-Unis et en Europe, qui disposent de systèmes de santé performants permettant de limiter le nombre des victimes ; elle reste cachée dans les pays autoritaires qui cultivent le déni pour des raisons idéologiques, comme la Russie ou l'Iran, et surtout dans le monde émergent – Afrique en tête – où elle s'apprête à faire des ravages en raison de la fragilité des systèmes de santé. Au total, les épidémiologistes estiment que le quart de l'humanité sera touché, soit 2 milliards d'individus, entraînant entre 5 et 7 millions de morts. Ce bilan serait inférieur aux 50 millions de morts de la grippe dite « espagnole » en 1918, mais très supérieur à celui de la grippe asiatique en 1957 (de 2 à 4 millions de morts), de la grippe de Hongkong en 1968 (1 million de morts), du virus Ebola (15 000 morts) ou du Sras (775 morts).
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