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Corentin de Salle : Comment le système politique chinois a favorisé la pandémie

Comment le coronavirus a-t-il pu se propager en Chine avant de contaminer la planète ? Parce qu'il s'agit d'un pays pauvre ? Non. Son épicentre est situé dans l'une des régions économiques les plus développées au monde. Parce que ce pays n'est pas suffisamment équipé médicalement ? Non. Les équipes médicales sont performantes et c'est précisément à Wuhan qu'on retrouve le plus grand laboratoire virologique du pays. À cause d'infrastructures déficientes ? Wuhan, à la pointe des bioplastiques et de la bioconstruction, est saluée comme une ville écologiste modèle high-tech qui, par un savant réseau de canaux et d'égouts, recycle toutes ses eaux usées, préserve une végétation plantureuse et variée et réalise d'impressionnantes économies d'énergie. Est-ce à dire que le Covid-19 est un « cygne noir » au sens de Nassim Taleb, c'est-à-dire un événement totalement imprévisible qui subitement déstabilise tout un système ? Absolument pas. Un tel virus était parfaitement anticipable. En 2003, un autre coronavirus, le Sras, avait également pris naissance en Chine et avait déjà – quoique dans des proportions plus modestes – contaminé le monde selon un scénario similaire. Taleb lui-même affirme qu'il ne s'agit en rien d'un cygne noir. Est-ce imputable à un défaut de monitoring ? Non. La Chine est un État policier qui s'est doté des moyens de surveillance les plus perfectionnés qui soient au monde, lesquels deviennent chaque jour plus efficaces et terrifiants.
La véritable cause est ailleurs : la bureaucratie totalitaire du régime communiste. Pourquoi ? Parce que, sans même parler de son immoralité foncière, ce mode de gouvernance s'avère ici inefficace pour au moins cinq raisons. D'abord, parce qu'en pourchassant et réprimant les lanceurs d'alerte, la bureaucratie appauvrit d'emblée le nombre d'informations de terrain qu'elle récolte. En 2003, le médecin militaire Jiang Yanyong a été arrêté alors qu'il avait alerté les médias étrangers et, en 2020, l'ophtalmologiste Li Wenliang a été interpellé par la police avant d'être réhabilité et de décéder du virus. Depuis 2003, les fonctionnaires locaux sont automatiquement punis si une épidémie se propage dans leur district et cela indépendamment de la situation des soins de santé et des spécificités régionales : règle contre-productive qui les encourage à nier ou minimiser les faits dont ils ont connaissance. Pour faire carrière, un fonctionnaire doit respecter le précepte chinois « Le chef a mal à la tête », c'est-à-dire qu'il ne faut jamais l'indisposer avec des détails et des vérités déplaisantes. Deuxièmement, les procédures bureaucratiques ralentissent le flux des informations : en janvier 2003, le rapport des experts médicaux alertant les autorités sur la propagation fulgurante du Sras remontait lentement la chaîne hiérarchique et a été bloqué trois jours dans l'attente d'un fonctionnaire provincial habilité à lire ce document « top secret ». Autre absurdité : en 2003, les autorités provinciales n'avaient pas le droit de dresser un rapport sur ce virus car il n'était pas repris dans la liste administrative des maladies répertoriées. Tant en 2003 qu'en 2020, les experts internationaux dépêchés sur place ont parfois dû attendre plus d'une semaine pour visiter les hôpitaux.
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