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Mathieu Bock-Côté: «L’impasse de l’expertocratie et le politique»

Dans les premiers moments de la pandémie, alors qu’elle semblait encore quelque peu contrôlable pour ceux qui la prendraient au sérieux à temps, notamment en fermant ou en contrôlant strictement les frontières, le premier ministre canadien Justin Trudeau a refusé d’agir ainsi, sous prétexte que de telles mesures seraient contraires à la science et relèveraient de la xénophobie. Quelques jours plus tard, les circonstances l’obligèrent à modifier sa position: il fallait désormais fermer les frontières. Il justifia encore sa position au nom de la science: cette dernière avait apparemment changé d’avis. Il n’est évidemment pas le seul à avoir ainsi mobilisé la science pour justifier une chose et son contraire, la controverse entourant le masque en France en témoigne. C’est au nom de la science que la porte-parole du gouvernement se moquait de ceux qui plaidaient en sa faveur, et c’est au nom de la science qu’on pense aujourd’hui l’imposer. On pourrait multiplier de semblables exemples.
On y verra d’abord la confirmation de l’importance de la science comme langage de crédibilité dans l’espace public. Elle incarne la plus haute autorité. On la questionne comme un oracle, on rêve même de la mettre au pouvoir, et les gouvernants sont de plus en plus tentés de justifier leurs décisions en s’entourant d’experts certifiés, comme s’ils transposaient dans l’action publique de pures et simples recommandations scientifiques. La jeune Greta Thunberg, heureusement un peu passée de mode, réclamait l’an passé une révolution mondiale au nom de la science, dont elle se voulait l’interprète et la prophétesse. On oublie pourtant que la science ne se présente pas comme un savoir révélé et définitif mais comme une série d’hypothèses toujours discutables, inachevées, soumises à une perpétuelle réévaluation. Les modernes rêvent manifestement d’un savoir ultime, qui viendrait abolir la complexité de l’existence, capable même de calmer l’angoisse de la mort. Ils cherchent ainsi à faire jouer à la science le rôle autrefois dévolu à la religion, alors que telle n’est pas sa vocation.
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