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Michèle Tribalat : «Mieux connaître la part des populations d’origine étrangère est nécessaire»


Ma position est la suivante: il faut étendre aux enquêtes annuelles de recensement (forme rénovée du recensement depuis 2004) les questions sur le pays de naissance et la nationalité de naissance des parents, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle. Ce choix permettrait d’avoir des informations régulières et fines sur les populations d’origine étrangère sur deux générations, notamment au niveau local (c’est impossible aujourd’hui) et de tirer des échantillons représentatifs. En revanche, la généralisation des données ethno-raciales, comme aux États-Unis ou au Royaume-Uni, nous paraît dangereuse et nous la déconseillons.

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Quelle est aujourd’hui la situation en France? Contrairement à ce qui est répété de manière automatique et irréfléchie, la France produit d’ores et déjà des statistiques de type ethnique fondées sur l’ascendance (immigrés et enfants d’immigrés), comme nombre de ses voisins, depuis une quinzaine d’années. L’usage de statistiques dites ethniques n’a d’ailleurs jamais été complètement prohibé.

En outre, la mise aux normes européennes de la loi Informatique et libertés, en 2004, conforta la marge d’action des autorités chargées de la statistique publique qui fut alors présumée d’intérêt public. Ainsi, l’Insee et les directions statistiques des ministères n’ont plus besoin de recueillir l’accord exprès des enquêtés. Un accord du Conseil national de l’information statistique (Cnis) et de la Cnil suffit désormais.

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