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Nicolas Bouzou sur le déficit : "Augmenter les impôts serait l'erreur à ne pas faire"

Après la crise sanitaire, la crise économique. Le déficit public français va se creuser à 11,4% du PIB cette année, contre 3% en 2019, a annoncé ce jeudi le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin. Une hausse spectaculaire en forme de contrecoup aux mesures d'urgence décidées par l'exécutif pour préserver l'emploi. Faut-il s'inquiéter face à ce creusement du déficit public ? Le niveau de la dette française est-il encore soutenable ? L'Express a interrogé Nicolas Bouzou, économiste et fondateur du cabinet Asterès, ainsi que chroniqueur dans nos colonnes. 
L'Express : Faut-il s'inquiéter de cette hausse spectaculaire du déficit public ? 
Nicolas Bouzou : Non parce que c'est un déficit qui est censé être exceptionnel : il s'agit du contrecoup de la crise du coronavirus. Le gouvernement anticipe pour l'année 2020 une chute du PIB de 11%. Or lorsque l'on est confronté à une récession de cet ordre-là, il est normal d'observer une explosion du déficit public. Et il y a plusieurs raisons à cela. 
D'une part, parce que cela entraîne une baisse des recettes fiscales. En effet, pendant le confinement l'activité économique s'est considérablement réduite. Par exemple, une grande partie des magasins étaient fermés, et la consommation a baissé de 35%. Donc si moins de produits ont été vendus, cela se traduit par une moins-value en termes de TVA pour l'État. Or la TVA constitue la première recette de l'État. Par ailleurs il y a aussi une hausse du chômage, et de l'activité partielle, ce qui signifie moins de paiements de charges pour la Sécurité sociale. Donc là encore, les recettes diminuent. 
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