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Philippe d’Iribarne: «Les travailleurs indépendants paient cher leur liberté»

LE FIGARO. - Le travail a-t-il disparu de l’imaginaire collectif après deux mois de confinement? Si certains Français n’ont jamais cessé le travail ou ont hâte de le reprendre, le récit médiatique se concentre sur ponts et vacances, comme si une grande parenthèse d’inactivité de trois mois allait s’ouvrir…
Philippe D’IRIBARNE. - Pour certains, la période de confinement a été plutôt heureuse, jusqu’à offrir à quelques-uns des sortes de vacances avancées dans des lieux paradisiaques. Mais pour beaucoup, la plupart sans doute, cela a été un temps difficile, quand il a fallu travailler malgré tout au contact de malades, éventuels ou certains, sans grande protection, gérer à grand-peine dans un espace restreint la combinaison d’un télétravail et de la garde de jeunes enfants ou supporter des journées vides. On peut comprendre qu’ils voient arriver avec impatience le temps rituel des vacances, d’autant plus sacré pour toute une partie de la population que la mémoire demeure de l’avènement des congés payés au temps du Front populaire.
Est-ce à dire que la valeur accordée au travail soit menacée de disparaître? Ce n’est pas ce que l’on voit. Le travail des médecins, des infirmières et de tous ceux qui ont tenu bon à leur poste quand la vague de l’épidémie était au plus haut a été quotidiennement célébré. Beaucoup aspirent à retrouver leur travail, à la seule condition de ne pas avoir le sentiment que leur entreprise se moque de leur sécurité. Sans doute, face au bouleversement du quotidien, au drame des morts à l’abandon dans les Ehpad, certaines activités ont pu être ressenties comme dépourvues de sens. Il est apparu que le monde ne perdait pas grand-chose à ce qu’elles s’arrêtent, voire parfois, s’agissant des agissements de maint bureaucrate, y gagnait, ceux qui étaient vraiment utiles pouvant d’autant mieux donner leur mesure. Mais le vrai travail n’a pas été mis en cause.
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