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Yves Roucaute : "Les écologistes ont oublié 7 millions d’années de combats acharnés de l’humanité pour survivre face à une nature impitoyable"

Au nom de la « Nature », de la « Planète », de la « Terre », une armada d’Ayatollahs menace de ses foudres quiconque proclame son attachement au progrès et à la croissance. Virus, pollution, réchauffement seraient une punition du Ciel ou d'une Gaïa-La-Terre en colère contre l’humanité irrespectueuse. Nostalgiques d’une harmonie perdue pour cause d’industrialisation et de mondialisation, ils coassent, à la façon des Greta Thunberg et Nicolas Hulot, « Green, green green, la nature d’accord, la nature d’abord ». Le temps est venu pour le camp du progrès de rappeler les faits, ceux des 7 millions d’années de combat pour tenter de survivre aux holocaustes d’une nature impitoyable quand l’humanité nomade ne connaissait ni industrie, ni commerce, ni technologies, ni science. Déjà, elle devait affronter des glaciations, 17 lors des seuls 2,6 derniers millions d’années, et autant de réchauffements inconnus de nos idolâtres actuels, des éruptions volcaniques, secousses sismiques, tempêtes, cyclones, tornades, tsunamis… Des virus et bactéries, tout aussi naturels, vieux de plusieurs dizaines de millions d’années, de la coqueluche à la tuberculose, de la lèpre à la syphilis. Des cancers de toutes sortes, des os au cerveau, des maladies génétiques et des handicaps, des attaques animales…Le temps est venu de raconter la plus fabuleuse des batailles, celle qui fut engagée par nos ancêtres pour des siècles et des siècles. Celle qui dure aujourd’hui encore, et durera longtemps. Car toute l’histoire de l’humanité a été celle de la lutte pour dominer la nature, domestiquer la planète, assujettir tout ce qui s’y trouve. Le temps est venu de briser les autels idolâtres de ceux qui nous vendent les fantasmes d’une vie harmonieuse dans la nature en se servant outrancièrement des dernières populations nomades, à la façon des donneurs de leçons bourrés d’antibiotiques et couvert de répulsifs anti-moustiques, que j’ai rencontrés quand je suis allé enquêter auprès des indiens Yanomami d’Amazonie, et qui prétendaient admirer leur mode de vie.Le temps est venu de briser les idoles pour permettre à l’humanité d’être elle-même. Car l’humanité est Homo creator. La créativité est ce qui la distingue de tous les vivants, elle qui ne disposait ni de crocs, ni de griffes, ni de fourrure, ni d’ailes, ni de vitesse ni de force… ni d’aucun habitat naturel. Cette énergie créatrice fut la cause de sa survie, de la fabrication des outils aux armes, des habitats aux rituels même quand ils étaient anthropophages et sacrificiels. Le temps est venu de sauver l’humanité et la jeunesse du dégoût d’elle-même et de libérer toute l’humanité de l’imaginaire idolâtre, les femmes en premier car les femmes ne seront jamais libres tant que règnera l’esprit magico-religieux du culte de la nature. Le temps est venu de défendre l’« écologie » mais la vraie. Celle qui s’oppose à l’« écologie profonde » qui a la profondeur des marécages de l’histoire. Celle qui met l’individu et sa créativité libérée au centre. Celle qui brise les idoles en chantant l’air de la liberté : « L’humanité, d’accord, l’humanité d’abord ».Yves Roucaute est philosophe, épistémologue, Professeur des universités, PhD et agrégé en science politique, PhD et agrégé de philosophie, conférencier sur les nouvelles technologies. Défenseur des Droits de l’Homme, arrêté à Cuba pour son soutien aux opposants, soutien du Commandant Massoud et seul intellectuel au monde invité à Kaboul pour fêter la victoire contre les Talibans, défenseur des bonzes du Vietnam et des Kurdes. Auteur de nombreux ouvrages dont « Le Bel Avenir de l’Humanité » (Calmann-Lévy)


Atlantico : Votre dernier livre, L’Homo creator face à une nature impitoyable, dont le sous-titre est « 7 millions d’années contre l’idolâtrie de la nature » se présente comme le livre de chevet du camp du progrès face à Greta Thunberg, Nicolas Hulot et à tous les écologistes qui idolâtrent la planète. Vous les accusez de déprimer l’humanité, en particulier la jeunesse et de pourchasser quiconque ne croit pas en une Gaïa-la-Terre bienveillante. Par cette histoire de 7 millions d’années et par vos enquêtes auprès des dernières populations nomades, vous montrez que l’humanité ne peut survivre dans la nature sans l’affronter. Vous affirmez le droit voire le devoir, de coloniser la planète, de la dominer et d’assujettir tout ce qui s’y trouve. Ne craignez-vous pas d’être très isolé alors que la mode est plutôt à célébrer les bienfaits de la nature et que les écologistes semblent avoir un poids de plus en plus important au niveau électoral ?

Yves Roucaute : Franchement, un virus venu de la prétendue sainte nature vient de tuer près de 400 000 personnes et en a meurtri plus d’un million, et il faudrait que je coasse avec Greta Thunberg « green, green la nature d’accord, la nature d’abord » ? Quand j’entends un écologiste aux ambitions présidentielles prétendre que le Covid-19 est une vengeance de Gaïa-la-Terre, devrais-je acquiescer ? Et faut-il, que je manifeste pour « sauver la planète » avec une jeunesse aliénée par une armada de démagogues qui vend de l’apocalypse en guise de barbe à papa ? J’ai préféré donner une arme fatale (rires) au camp du progrès face aux Ayatollahs de l’écologie qui vivent des angoisses de l’humanité.

Par ce livre, je veux exposer les faits, briser les idoles et libérer l’humanité, les femmes en premier car elles ne seront jamais libres tant que règnera l’esprit magico-religieux du culte de la nature. 

Il n’y a pas d’harmonie perdue avec la nature pour cause d’industrialisation, de croissance ou de mondialisation. Je raconte les 7 millions d’années de combats de l’humanité pour survivre face à une nature impitoyable quand elle ne connaissait ni industrie, ni commerce, ni technologies, ni science. Le combat fut si violent et si inégal qu’au paléolithique, il y a 3,3 millions d’années, il ne reste déjà plus rien de la lignée humaine, née 4 millions d’années auparavant, hormis une poignée de survivants. 100 000 seulement en 4 millions d’années. Les autres ? La sainte Planète qui ne pouvait être assujettie, les avait détruits. Puis, arrivent encore et encore des holocaustes. Les australopithèques ? Balayés par la planète. Auprès d’eux, des espèces humaines du genre Paranthropes et Homo. Des Paranthropes ? Les trois espèces sont détruites à leur tour. Et sur 22 espèces du genre Homo, une seule survit. La fameuse Gaïa-la-Terre bienveillante a éliminé les 21 autres de son menu du jour. Ils ont survécu mais à quel prix ! 500 000 humains seulement sont parvenus au néolithique, il y a 12 000 ans Un gain de 400 000 individus seulement en 3,3 millions d’années, de moins de 500 000 en 7 millions d’années ! Et l’espèce est si meurtrie que seuls 12% peuvent espérer, et dans quel état !, dépasser les 40 ans.

Nos marchands d’apocalypse vendent un équilibre naturel de la planète mais où cela ? Durant 7 millions d‘années, elle a offert sa bénédiction non à la vie humaine mais à sa destruction via des glaciations en nombre, 17 lors des seuls 2,6 derniers millions d’années, des réchauffements climatiques terribles que nos idolâtres ignorent puisqu’ils ne permettent pas de culpabiliser l’humanité, des éruptions volcaniques, des secousses sismiques, des tempêtes, des cyclones, des tornades, des tsunamis… Étaient-ce des punitions de Gaïa la terre contre l’industrialisation qui n’existait pas ? Faut-il comme Nicolas Hulot appeler punitions les virus et les bactéries létales, car coqueluche, tuberculose, lèpre, syphilis… qui n’ont pas attendu l’industrialisation pour décimer l’humanité depuis sa naissance ? Mais punitions de quoi ? De même, cancers, maladies génétiques, handicaps… attestés depuis le paléolithique seraient-ils dus à l’industrie nucléaire ou au manque d’éoliennes et non à la vie selon la nature insuffisamment dominée ? Et que dire des attaques animales dont quelques benêts pensent qu’elles sont dues aux humains qui ne respecteraient pas respecter la vie animale ? Croyez-vous que le léopard d’Amazonie aujourd’hui ou le tigre aux dents de sabre de 3,90 mètres de long d’hier vont ronronner auprès des nomades Guyaki d’Amazonie ou des australopithèques qui se montreraient courtois ? Qu’ils aillent donc en parler aux chevaux et aux bisons ! Et qu’ils regardent les coups de crocs sur les os de nos frères en humanité tués comme du gibier il y a plus d’un million d’années.

Le mode de vie dans une nature laissée à ses règles ? C’est le régime paléolithique, le vrai, le seul, celui de la destruction des humains. L’équilibre dans la nature ? Un conte à dormir debout pour enfants attardés. Les animaux eux-mêmes en riraient s’ils le pouvaient : les espèces animales ont disparu à 90% depuis 7 millions d’années, à 99,9% depuis 20 millions d’années. Coupables les humains qui n’existaient pas même encore ? Il est d’ailleurs toujours amusant de voir les idolâtres s’extasier devant des animaux qui démontrent une cruauté incessante et tenter de culpabiliser des humains qui sont en passe, par les biotechnologies, d’abolir la souffrance animale.

Oui, toute l’histoire de l’humanité a été celle de la lutte pour dominer la nature, domestiquer la planète, assujettir tout ce qui s’y trouve.

Et quand j’entends les clochettes de nos bonimenteurs « Green, Green, green, la nature d’accord, la nature d’abord », je vois aussi les charniers du passé. Idolâtrer la planète sans l’humaniser ? À chacun son camp, à chacun sa vertu. Ce livre appelle le camp du progrès à combattre ceux qui polluent la pensée au nom de la pollution et préfèrent la défaite de l’humanité à la planète défaite. Il préfère briser les idoles pour entonner : « L’humanité, d'accord, l’humanité d’abord ».

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