Douglas Murray : « L'antiracisme est devenu un racket »


Depuis la mort brutale de George Floyd aux États-Unis, des manifestations antiracistes ont essaimé dans le monde entier, conduites en particulier par l'organisation Black Lives Matter, menant parfois à des débordements violents. Les entreprises ne sont pas en reste, puisqu'après Mars, qui veut modifier le logo de sa marque phare Uncle Ben's, L'Oréal a décidé de retirer des termes comme « blanchissant » de la description de ses produits. Les célébrités leur ont emboîté le pas, certaines présentant même des excuses publiques pour avoir doublé des « personnes de couleur » dans des films. Sommes-nous tous devenus racistes ? En aucun cas, répond avec passion le journaliste et essayiste britannique Douglas Murray. L'auteur des deux best-sellers L'Étrange suicide de l'Europe (trad. L'Artilleur, 2018) et La Guerre des communautés (trad. L'Artilleur, à paraître, 2020) revient pour nous sur ce nouvel antiracisme qu'il accuse d'être davantage obsédé par la « race » que par son dépassement.