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Contrepoints

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Anne-Marie Le Pourhiet : L'État postmoderne ou la soumission du politique


La modernité philosophique est fondée sur le postulat d’un être humain doué de conscience et de raison capable de s’autodéterminer. Cette vision de l’individu se prolonge par l’idée démocratique de son insertion dans un peuple libre qui s’autodétermine également. Liberté individuelle et souveraineté politique vont donc de pair dans l’idéal de la démocratie libérale. 
Cette souveraineté prend en France ses racines dans une longue pratique d’affirmation du pouvoir royal et de réflexion théorique sur la souveraineté. L’œuvre magistrale de Jean Bodin, Les Six Livres de la République (1576), joua un rôle majeur dans l’idée de soustraction de l’État à tout « commandement d’autrui », qu’il soit intérieur ou extérieur. De tout cela ont émergé la nation politique et le modèle d’État-nation consacré en 1648 dans les traités de Westphalie.

En outre, l’idéal révolutionnaire français proclamant un citoyen libre dans un peuple libre ne voulait rien voir entre le citoyen et la nation, bannissant les sous-groupes et communautés suspectés d’aliéner la liberté individuelle et de fausser l’expression de la volonté générale. Le lien entre la liberté et l’égalité de droit est inscrit en majesté dans le long préambule de la Constitution de 1791 abolissant toutes les distinctions et corporations et concluant : « Il n’y a plus pour aucune partie de la nation, ni pour aucun individu, aucun privilège ni exception au droit commun de tous les Français. »

Ce que la Ve République et ses initiateurs ont avant tout voulu restaurer en 1958, dans cette tradition multiséculaire française, c’est précisément l’autorité de l’État contre les tribus et factions. Impressionnante sous la forme d’un immense V installé le 4 septembre sur la place de la République, la verticalité du nouveau régime s’affirme d’emblée dans les discours de De Gaulle et de Michel Debré et les premiers articles de la Constitution: « La souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. » César est de retour, la raison d’État avec lui et il suffit de relire de Gaulle pour y voir dénoncées à longueur de chapitres les « féodalités » qui menacent le salut de la France.

Démembrement de l’État et soumission du politique

Soixante années plus tard, le grand V du 4 septembre s’est effondré et les factions se disputent le gâteau d’une République privatisée d’où la notion même d’intérêt général semble s’être évaporée tandis que l’État-nation et le peuple se trouvent rangés au rayon des notions réactionnaires et nauséabondes. La souveraineté collective est éclipsée par l’apologie et l’idolâtrie de tout ce qui n’est surtout pas démocratique. Les juges, les experts, les ONG, le droit européen et international, les autorités indépendantes, les groupes ethniques, sexuels, religieux, linguistiques, régionaux, la « société civile », les médias et même les animaux opposent à l’État et au bien commun leurs micro-intérêts catégoriels, leurs « droits » opportunistes et leurs ressentiments sociétaux [...]

À quoi assiste depuis quarante-cinq ans un juriste ayant commencé ses études de droit en 1971 ? À la transformation de la République en self-service normatif et à la mise au rancart de la démocratie, étouffée par ce que Guy Carcassonne appelait avec malice « des tas de droits » [...] > LIRE LA SUITE 
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