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Le courrier des stratèges

Laëtitia Strauch-Bonart et Nicolas Bouzou : Liberté sexuelle, PMA pour toutes... Le XXIe siècle va-t-il tuer l’amour ?


LE FIGARO MAGAZINE. - Application de rencontres, divorces, GPA, polyamour, pornographie, ces évolutions sont-elles un progrès de la liberté ou du libéralisme consumérisme?

Laetitia STRAUCH-BONART. -
Il faut distinguer les applications et la pornographie, qui sont des «produits», des phénomènes de société que vous décrivez et qui existent pour certains depuis longtemps, comme les divorces, ou depuis plus récemment comme la PMA et la GPA. Je ne mettrais donc pas tous ces phénomènes dans la catégorie «consumérisme». Et même si ces «produits» existent, je ne pense pas qu’il y ait une marchandisation de l’amour.

Les applications de rencontres sont un moyen de mettre en relations des personnes, tout simplement, une mise en relation qui pouvait être le fait, hier, de la famille ou des amis. Peut-être que cela nous pousse, comme sur Tinder, à «zapper» plus facilement et à avoir une vision plus superficielle d’autrui, mais je ne pense pas que ces sites changent la finalité de ceux qui les visitent, qui est toujours la même, rencontrer la bonne personne. En revanche je me demande si ces sites ne favorisent pas l’endogamie sociale, le fait de se choisir des partenaires dans la même catégorie socio-économique, ce qui n’est pas forcément une bonne chose dans les temps qui courent.

Nicolas BOUZOU. - L’endogamie sociale existe, mais elle précède les sites de rencontre. On avait tendance à s’accoupler - pardonnez-moi l’expression - plutôt avec des gens qui nous ressemblaient, à la fois socialement mais aussi parfois physiquement. De ce point de vue-là les sites des rencontres n’ont pas changé grand-chose. On en fait beaucoup quand on parle de consumérisme, alors qu’en fait les jeunes (mais cette population vieillit) y vont pour rechercher un partenaire pour des critères généralement assez classiques.

Premièrement, le physique, et deuxièmement la façon de se présenter. On sait par exemple que les filles n’apprécient pas les hommes qui font des fautes d’orthographe. Je dirais que c’est sans doute pour avoir une idée aussi du niveau social, et c’est là une problématique qu’on retrouve avant les applications de rencontre. Une fois qu’il y a eu la première rencontre on entre dans quelque chose qui est complètement classique, c’est-à-dire que les gens se voient au restaurant ou au bar, vont au cinéma etc.




L'économiste Nicolas Bouzou défend avec force les nouvelles formes de relations amoureuses et de procréation qui, loin de tuer la famille, en font la valeur sûre de demain. Le capitalisme de l'hyperchoix fait de nous des enfants gâtés ne supportant plus la frustration ; des consommateurs, des employés, des électeurs structurellement infidèles. D'où notre difficulté à vivre en couple ― cette institution qui encadre notre liberté et gêne notre individualisme ― et le succès des applications de rencontres. Sommes-nous pour autant condamnés à l'infidélité et au divorce ? Faut-il être célibataire pour être heureux ? La PMA, la GPA et surtout l'extraordinaire progrès des biotechnologies modifient également notre rapport aux enfants et la façon dont nous procréons. Existe-t-il pour autant un risque d'« enfants sur commande » ? Ou au contraire une peur de procréer et un déclin démographique ? Mêlant économie, démographie et philosophie, Nicolas Bouzou démontre que la liberté sexuelle, l'extension de la PMA et la génétique nous offrent de nouvelles opportunités pour construire des familles basées sur l'amour. Dans cette période de destruction-créatrice inédite par son ampleur et sa vitesse, le couple et la famille sont peut-être même la « maison » la plus solide et la plus rassurante qui soit. Les conservateurs inquiets peuvent être rassurés : la famille résiste à tous les assauts. La modernité ne la tue pas, elle la renforce. Le XXIe siècle pourrait être celui de l'« amour augmenté ». C'est entre nos mains.

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