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Le courrier des stratèges

10 ans après Fukushima, le bilan de la sortie du nucléaire en Allemagne n’est pas ce que les Verts voudraient y voir - Par Jean de Kervasdoué

Alors que le débat sur le projet de loi Climat et Résilience est entamé à l’Assemblée, l’avenir du nucléaire en France suscite toujours des remous politiques.


Atlantico : En mars 2011, suite à la catastrophe de Fukushima, Angela Merkel a proclamé l'arrêt définitif de la totalité des centrales nucléaires allemandes au plus tard en 2022. Pour EELV, cela correspond au chemin à suivre et la France devrait s'inspirer des politiques énergétiques menées outre-Rhin. Une décennie plus tard, les énergies renouvelables ont-elles permis à l’Allemagne d’assurer son approvisionnement en énergie ? Quels choix ont été faits par l’Allemagne durant cette période ?

Jean de Kervasdoué :
La décision d’Angela Merkel ne se comprend que si l’on se souvient que, depuis les années 1970, les Verts allemands (Die Grünen), pacifistes, mènent une campagne active et permanente contre l’énergie nucléaire, craignant la réutilisation du plutonium à des fins militaires. Cette campagne est relayée par des puissantes associations, Greenpeace notamment. La fermeture des centrales nucléaires est leur priorité, leur premier combat, leur raison d’être, il est victorieux en Allemagne.

L’opinion déjà touchée par la catastrophe de Tchernobyl (1986) a en effet définitivement basculé quand le tsunami provoqué par un tremblement de terre a noyé les six réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima et ses mécanismes de refroidissent (2011). Ce faisant, des éléments radioactifs se sont répandus dans les environs. Les autorités ont alors déplacé les populations proches de la centrale. Le drame fut le tsunami et sa vague de 40 mètres qui a balayé 500 kilomètres de côtes et noyé plus de 20 000 personnes.

Dix ans plus tard, on sait que la décision de déplacer les populations a été à l’origine de 2 317 décès, alors qu’il n’y a eu qu’une seule victime des radiations. De surcroît, aujourd’hui, seule 2,4% de la zone est encore interdite à la population qui y résidait, soit 36 811 habitants. Ce chiffre pourrait être quasiment nul si les normes appliquées étaient celles de certaines zones de la planète au fort taux d’irradiations naturelles (plus de 50 millisieverts), sans conséquence pour ses habitants.

Mais les images montrées en France sur les chaînes de télévision le 9 mars 2021 disent autres choses. En effet, quand on filme des maisons détruites par un raz-de-marée il y a dix ans et que l’on rappelle qu’il y a eu aussi une catastrophe nucléaire, le téléspectateur pense que ces destructions sont dues au drame nucléaire, pas au tremblement de terre et au raz-de-marée !

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