La retraite en Afghanistan n’est pas la fin de l’interventionnisme occidental - Par Alexandre Massaux

Si le retrait en Afghanistan est un échec tactique, il fait sens au niveau de la stratégie globale américaine qui cherche à se concentrer sur des menaces plus conséquentes et urgentes comme la Chine.


Malgré la situation en Afghanistan, il apparaît peu probable que les puissances occidentales renoncent à leur force militaire pour régler les nombreux conflits dans le monde. En outre, le retrait américain doit être interprété comme un repositionnement stratégique pour se concentrer sur la Chine.

Le retrait américain et le chaos engendrés par le retour des talibans au pouvoir en Afghanistan ont suscité de nombreuses réactions. Comme à d’autres occasions passées, certains y voient la fin de la pax americana voire de l’OTAN. Pour autant, la réalité risque d’être plus complexe.

Les conflits ne vont pas disparaître, tout comme l’interventionnisme occidental. De plus, si le retrait en Afghanistan est un échec tactique, il fait sens au niveau de la stratégie globale américaine qui cherche à se concentrer sur des menaces plus conséquentes et urgentes comme la Chine.