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Le courrier des stratèges

Les rivages de la guerre - Par Pierre Bénizeau

La dérive irrédentiste turque a atteint un tel niveau que la possibilité d’un conflit armé en mer Égée doit désormais être sérieusement envisagé, et ce non plus uniquement dans le cadre de la politique de défense hellénique[i]comme c’est actuellement le cas, ni dans celui de l’OTAN qui a déjà largement fait démonstration de son impéritie en la matière, mais dans le cadre de la politique de sécurité et de défense de l’Union européenne (UE).


La Turquie a acquis au cours de la dernière décennie et mis en œuvre à plusieurs reprises depuis 2016 une plateforme capacitaire de projection de forces au-delà de ses frontières dans un large spectre, allant du conseil opérationnel et de l’aide militaire aux opérations combinées, multi-domaines, et peut-être interarmées[ii].

Plateforme

Cette mutation radicale dans le rôle et les capacités des forces armées turques accompagne « en Turquie et hors de Turquie »[iii] les tendances préoccupantes d’Ankara au cours de la décennie écoulée, notamment en matière de politique étrangère. La Turquie dispose indubitablement d’un outil militaire performant qui lui permet de mener, à proximité de ses bases, des opérations offensives d’envergure. Dans l’hypothèse où le pays décidait de déclencher les hostilités avec la Grèce, ce serait très probablement en mer Égée, un théâtre purement bilatéral – à la différence de la Méditerranée orientale où un début de conflit armé ne manquerait pas de provoquer immédiatement de très vives réactions de la part de nombreux acteurs, au premier rang desquels les États-Unis, chef de file de l’OTAN, et la Russie, avec qui la Turquie n’a aucun intérêt à se fâcher, eu égard à leur complicité syrienne.

La possibilité d’une île

Le prétexte (pourquoi ?) du déclenchement des hostilités est d’ores et déjà connu.

Il relèverait du « contentieux et des différends égéens », qui s’inscrivent dans la problématique plus vaste du conflit helléno-turc[iv]. Il prendrait probablement la forme d’une opération menée en réaction à « une inqualifiable agression »[v]. Limitée dans le temps à quelques jours, deux à trois semaines tout au plus, et dans l’espace à une « portion de terrain » restreinte (vraisemblablement à quelques îlots déserts, au maximum une ou deux îles habitées, dont le statut serait ensuite négociable et permettrait de faire preuve de bonne volonté à moindres frais), cette offensive aurait d’autant plus de chance de succès que l’on assiste, depuis le milieu des années 2000 à un décrochement de la Grèce dans l’équilibre des forces en mer Égée.

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