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Contrepoints

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Où en sont-elles ? Une esquisse de l'histoire des femmes - De Emmanuel Todd

Près de cinq ans après son « esquisse de l’histoire humaine », Emmanuel Todd s’intéresse aux rapports entre hommes et femmes. Des chasseurs-cueilleurs à nos sociétés modernes. L'anthropologue publie un livre audacieux sur les raisons de l’ascension des femmes et ses conséquences individuelles et collectives. La virulence néoféministe arrive au moment même où l’émancipation des femmes est achevée, constate Todd, qui fracasse la doxa victimaire et la théorie du genre et renouvelle notre regard sur le rapport entre les sexes.

Nous vivons une révolution anthropologique.Ce début de IIIe millénaire a vu l’émergence du mouvement #MeToo et sur les murs de France ont fleuri les dénonciations de féminicides, tandis que les critiques de la domination patriarcale se font de plus en plus pugnaces.

Pourquoi cette montée soudaine d’une conception antagoniste du rapport entre hommes et femmes ?

Dans cet ouvrage informé de ses recherches d’anthropologue, Emmanuel Todd avance que l’émancipation des femmes a pour l’essentiel déjà eu lieu et qu’elle conduit aujourd’hui à des contradictions nouvelles. Les femmes accèdent, en même temps qu’à la liberté, à l’anxiété économique, à l’anomie, au ressentiment individuel et de classe.

Pour comprendre notre présent, il retrace, depuis l’origine, l’évolution de la relation homme/femme dans l’espèce homo sapiens. Il étudie aussi de manière empirique les différences entre hommes et femmes - d’éducation, de métier, de longévité, de suicide ou d’homicide, de comportement électoral ou de racisme. Il montre comment l’émancipation des femmes a permis l’effondrement de la religion et celle de l’homophobie, l’essor de la bisexualité et le phénomène transgenre.

Un livre qui s’efforce de comprendre, hors des sentiers usés de l’idéologie, le sens et les paradoxes profonds de cette révolution.

Emmanuel Todd: «Le patriarcat n’a pas disparu en Occident, il n’a jamais existé»

Par Eugénie Bastié

LE FIGARO. - Dans votre livre, vous vous attaquez sévèrement au «féminisme de troisième vague» et à la théorie du genre, que vous accusez de vouloir créer une guerre des sexes et d’être une idéologie coupée du réel. Vous n’allez pas vous faire des amis à gauche… Qu’est-ce qui vous a poussé à l’écrire?

Emmanuel TODD. -
C’est vrai, je confesse une forme d’agacement face au développement de ce que j’appelle le féminisme de troisième vague, antagoniste, de ressentiment. Comme un homme de ma génération sans doute. Dans ma génération et mon milieu, un féminisme absolu régnait. Ce qui me frappe, c’est l’irruption en France d’un féminisme antagoniste qui ressemble à celui du monde anglo-américain, un féminisme de conflit (américain) ou de séparation (anglais). Notre pays se distinguait et faisait l’admiration du monde par son modèle de camaraderie entre les sexes. Mais fondamentalement, je n’attaque pas, je cherche à comprendre ce qui se passe, en chercheur, en anthropologue, en historien.

Emmanuel Todd : "le féminisme actuel est petit-bourgeois"

Par Kévin Boucaud-Victoire

Marianne : Une des thèses principales de votre livre est que l’émancipation des femmes a en grande partie été réalisée. Pouvez-vous revenir sur ce point ?

Emmanuel Todd :
Les indicateurs statistiques montrent que le dépassement éducatif des hommes par les femmes remonte à 1968. Alors, plus de femmes que d’hommes obtiennent le bac. Il y a ensuite le dépassement des hommes dans l’éducation supérieure, puis l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail. Récemment, nous avons vu émerger ce que j’appelle le « féminisme antagoniste », qui postule un rapport conflictuel entre hommes et femmes, paradoxalement au moment même où l’égalité absolue semble en vue. Je suis arrivé à la conclusion que la question n’est pas l’émancipation des femmes, mais leur accession, surtout pour celles des classes moyennes, à de nouvelles contradictions.


Emmanuel Todd : « Le féminisme actuel est une catastrophe pour les milieux populaires »

Par Laetitia Strauch-Bonart

« L’avenir de l’homme est la femme », a écrit Louis Aragon. Une poignée de décennies plus tard, les femmes sont à l’honneur de la campagne présidentielle française, et aux premières places, puisque les candidates constituent à elles seules près de 40 % des intentions de vote dans les sondages. Qui aurait pensé qu’un jour les partis historiques de la Ve République – le RPR devenu LR, le PS – et même le RN, pourtant peu réputés pour leur promotion des femmes, désigneraient pour la course à l’Élysée des représentantes du beau sexe ? À ceux qui pensent – comme un autre candidat – que les femmes n’incarnent pas le pouvoir, on peut répondre que les hommes ne l’incarnent pas forcément non plus. Tous, hommes et femmes politiques, sont désormais considérés à égalité, venant exaucer malgré eux le vœu de Françoise Giroud, pour qui « la femme serait vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente ».

Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. En Occident, le raz-de-marée féminin se poursuit : elles sont les meilleures à l’école, elles sont majoritaires dans certains secteurs, elles sont maîtresses de leurs corps. Que subsistent des poches où les hommes restent plus nombreux et plus puissants ne doit pas masquer l’ampleur de la révolution qui est en cours et qui, à l’échelle de l’humanité, est aussi récente que spectaculaire. Et pourtant, là même où celle-ci est la plus avancée, les femmes peuvent ressentir de la frustration et voir dans une « guerre des sexes » une issue à leurs difficultés – comme en témoigne par exemple le succès spectaculaire du dernier livre de Mona Chollet, Réinventer l’amour (Zones).

C’est cette révolution que l’anthropologue Emmanuel Todd, connu pour ses travaux sur les systèmes familiaux, dissèque dans un ouvrage magistral, où il passe au crible les racines de l’ascension des femmes, leur situation actuelle, parfois dominante, et les nouvelles contradictions qui en découlent. Dans Où en sont-elles ? Une esquisse de l’histoire des femmes (Seuil), il nous parle autant de l’émancipation des femmes pour elles-mêmes que de l’apport de celle-ci pour l’ensemble de la société, de l’ascension du secteur tertiaire au détriment de l’industrie à la baisse de l’homophobie en passant par la hausse de l’individualisme.

Emmanuel Todd, tout est pardonné!

Par Frédéric Magellan

Après nous avoir agacés pour des propos maladroits sur Charlie Hebdo ou les cathos, l’essayiste iconoclaste s’attaque au féminisme – lequel est désormais omniprésent dans la société et se fait… identitaire.

En pleine vague de néo-féminisme quelque peu hystérique, Emmanuel Todd tente d’insuffler un peu de raison en publiant aux éditions du Seuil une « esquisse de l’histoire des femmes » intitulée Où en sont-elles ?, à grand renfort de cartes et de tableaux statistiques.

Emmanuel Todd a le don de secouer les idées reçues et de proposer des pistes originales. Il nous a parfois exaspérés, notamment avec son Qui est Charlie, quand, revenant sur les manifestations du 11 janvier 2015, il avait voulu mettre sur le dos d’un catholicisme « zombie » – un concept toddien désignant des gens détachés du christianisme mais qui continueraient de le porter sans trop même s’en rendre compte – une réaction populaire saine et légitime, à la hauteur de l’émotion engendrée par la terrible série d’attentats.

Six années se sont écoulées et comme disait la Une de Charlie : « Tout est pardonné ».

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