13 août 1624 : Richelieu, l'anneau et l'épée
Armand Jean du Plessis, duc de Richelieu et duc de Fronsac,pair de France, abbé et général de Cluny, abbé de Cîteaux, évêque de Luçon, cardinal, est l’une des figures les plus décisives de l’histoire de France.
Richelieu a longtemps souffert d’une impopularité profonde,
nourrie par les feux de joie célébrant sa mort et par les mythes de « l’homme
rouge ». Plus tard, on lui a attribué un
programme anachronique de « frontières naturelles » et une vision laïcisée de
la politique, ce qu’il faut nuancer : certaines victoires sont réelles (La
Rochelle, la maison d’Autriche), d’autres relèvent de la légende (laïcisation,
cynisme absolu).
Richelieu est un homme du XVIIᵉ
siècle, convaincu que le pouvoir monarchique vient de Dieu et que la force du
royaume repose sur l’obéissance intérieure et la crainte extérieure. Il n’est
pas un réformateur systématique, mais un pragmatique, « guettant chaque
occasion ». Il faut insister sur sa dimension religieuse : loin d’être un
cynique, il raisonne en prêtre, dévoué « corps et âme » à Dieu et au roi, animé
par une foi sincère et une énergie qui « excédait l’humanité » selon Malherbe.
Issu d’une famille mêlant noblesse et bourgeoisie, Richelieu
devient évêque de Luçon en 1607 après un détour familial. Il se distingue aux
États généraux de 1614, devient aumônier de Marie de Médicis, entre au Conseil
en 1616, puis revient en grâce après la réconciliation entre Louis XIII et sa
mère. Le 13 août 1624, il devient principal ministre, inaugurant le «
ministériat », forme de gouvernement où un ministre agit au nom d’un roi absolu.
Son programme, exposé dans le Testament politique,
vise à ruiner le parti huguenot, rabaisser les grands, discipliner les sujets
et relever le prestige du roi. Il mène le siège de La Rochelle, supprime les
privilèges politiques protestants, réprime les grands (Montmorency, Cinq‑Mars),
lutte contre les duels et démantèle les châteaux forts.
Richelieu veut rendre la France riche : agriculture, forêts,
sel, fer, marine, compagnies coloniales (Canada, Antilles, Levant, Madagascar).
Il envisage des réformes de justice, offices, enseignement, mais reste
pragmatique.
Il sacrifie le repos intérieur pour affaiblir la maison
d’Autriche : soutien aux princes protestants, alliance avec la Suède,
occupation de la Lorraine, guerre ouverte contre l’Espagne en 1635. La prise
d’Arras (1640) et les révoltes catalane et portugaise marquent le déclin
espagnol.
Il renforce la cohésion intérieure, crée les intendants, fonde l’Académie française, modernise l’État. Le blog rappelle que Mazarin poursuivra son œuvre dans le même esprit.
Date de publication : 26 août 2021
Langue : Français
Nombre de pages de l'édition imprimée : 672 pages
ISBN-10 : 2262096945
ISBN-13 : 978-2262096946
Poids de l'article : 356 g
Dimensions : 11 x 3 x 17.8 cm
Date de publication : 1 juin 2006
Langue : Français
Nombre de pages de l'édition imprimée : 864 pages
ISBN-10 : 2262024839
ISBN-13 : 978-2262024833
Poids de l'article : 414 g
Dimensions : 11 x 3.8 x 17.9 cm
Date de publication : 21 septembre 2017
Langue : Français
Nombre de pages de l'édition imprimée : 360 pages
ISBN-10 : 226207223X
ISBN-13 : 978-2262072230
Poids de l'article : 181 g
Dimensions : 11 x 1.7 x 17.9 cm
