13 août 1624 : Richelieu, l'anneau et l'épée


Le 13 août 1624, Armand Jean du Plessis de Richelieu, duc de Richelieu et duc de Fronsac, pair de France, abbé et général de Cluny, abbé de Cîteaux, cardinal, devient le principal ministre de Louis XIII.


Il est des hommes qui dominent les époques de l'Histoire, dans une atmosphère de légende. Le Cardinal de Richelieu compte parmi les six ou sept principales figures de proue de l'histoire de France. Brillant, clairvoyant, mais aussi ambitieux, rarement aimé, souvent admiré, celui que le cardinal de Retz appelait « l'âpre et redoutable Richelieu » demeure inconnu. Il reste l'homme rouge, l'impitoyable bourreau des grands nobles, le personnage sévère, fourbe et sadique imaginé à la suite des Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas. On lui attribue la victoire sur La Rochelle (ce qui est vrai) et la conquête des frontières naturelles (ce qui est faux). On lui attribue la victoire sur la maison d'Autriche (ce qui est vrai), le culte d'une raison d'Etat cynique et la laïcisation de la politique (ce qui est faux).


Richelieu, dévoué " corps et âme " à Dieu comme au roi, à la défense du catholicisme comme à celle de l'unité de la France, met au service de Louis XIII, ce roi méfiant bègue et jaloux de son pouvoir, une énergie extraordinaire qui fera dire à Malherbe qu'en lui, quelque chose "excédait l'humanité". Il est un ministre qui, en des temps tragiques, raisonne constamment en prêtre et lutte pied à pied contre la faiblesse des hommes celle du roi, celle des Grands, celle des corps constitués, la sienne propre. Tel est le vrai secret de " cette puissance morale qui a fait de lui un des hommes les plus extraordinaires qui aient existé " (Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires).

Craint et haï de son vivant, le personnage de Richelieu est plus compliqué que sa légende, moins terrible s'il n'est pas toujours rassurant. Non dépourvu d'humanité, voire d'humour, Richelieu reste un homme. Un homme vieilli avant l'heure, aux nerfs fragiles, que la peur de la disgrâce ne quittera jamais, tant le ministre tout-puissant se sait suspendu à la faveur, flottante, du roi ; un homme habité par le goût de l'action et le culte de la raison, mais aussi par une foi sincère ; un grand politique certes, mais habité par une vision constamment religieuse du monde. Le fondateur de l'Académie française est autre chose qu'un tortionnaire sans pitié. N'en déplaise aux faiseurs de légendes.

Son œuvre n'a pas seulement marqué le règne de Louis XIII mais aussi le règne suivant : avec le même esprit, son successeur, Mazarin poursuivra sa politique.
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