Le mot de Laurent Sailly pour le blog Grandes Chroniques de
France
Le 22 août 1914 constitue la journée la plus
meurtrière de l’histoire militaire française, avec 27 000 soldats tués.
Lors de la bataille des frontières, les armées françaises, épuisées par
des marches forcées et fidèles à la doctrine de l’offensive à outrance,
se heurtent à une puissance de feu allemande largement supérieure, notamment
l’artillerie et les mitrailleuses modernes. À Rossignol, Charleroi
et Morhange, les troupes avancent en rangs serrés, visibles dans leurs
pantalons rouges, et sont fauchées en masse par des positions allemandes
retranchées. Malgré ces défaites, la retraite française permet de stabiliser le
front et de préparer la contre-offensive de la Marne, qui éclipsa
ensuite la mémoire de ces combats pourtant décisifs et tragiques.
Le Jour le plus meurtrier de l'histoire de France
27 000 Français sont tués le 22 août 1914, le jour le plus sanglant de l’histoire de France. C’est quatre fois plus qu’à Waterloo, autant que durant les huit années de la guerre d’Algérie. Avant même la bataille de la Marne, Verdun ou le Chemin des Dames. Où donc ces hommes ont-ils disparu ? Dans quelles circonstances ? Un nombre de tués en une seule journée, sans précédent dans l’histoire de France et sans exemple depuis, ne peut être une simple bizarrerie statistique. C’est l’ambition de ce travail d’apporter quelques explications. Ce cataclysme meurtrier au tout début du conflit traduit-il les conséquences de choix individuels et collectifs, tactiques, stratégiques ou organisationnels erronés, ou tout simplement malheureux ? Comment les militaires en viendront-ils à accepter que, face à la létalité du feu au XXe siècle, le soldat ne peut plus mener la guerre dressé sur le champ de bataille, comme il le faisait depuis l’Antiquité, mais doit désormais combattre enterré et dissimulé ? Pour le savoir, il faut suivre Jean-Michel Steg dans les Ardennes belges le matin 22 août 1914.
Éditeur : Fayard (9 octobre 2013)
Langue : Français
Broché : 255 pages
ISBN-10 : 2213677808
ISBN-13 : 978-2213677804
Poids de l'article : 360 g
Dimensions : 13.5 x 2 x 21.5 cmCharleroi: 21-23 août 1914
La bataille de Charleroi n'est ni Verdun, ni la Somme. Presque occultés par la longue guerre des tranchées qui s'en suivit, ces trois premiers jours de combat sont pourtant les plus meurtriers de la Première Guerre mondiale pour l'armée française. Opposant la 5e armée du général Lanzerac à la 1re, IIe et IIIe armées allemandes entre Sambre et Meuse, Charleroi ouvre la voie à l'invasion du Nord de la France. En ce vendredi 21 août 1914, sous une chaleur écrasante, des milliers de soldats tout juste mobilisés et engoncés dans leurs pantalons garance vivent là leur baptême du feu. Sous la puissance de feu inédite de l'artillerie allemande, l'armée française vit les heures les plus meurtrières de son histoire - près de 7 000 soldats français sont tués le 22 août à Charleroi, presque 40 000 entre le 21 et le 23 août sur l'ensemble du front. La violence des combats n'épargne pas non plus les civils. Pour la première fois, les combats s'engagent dans les rues, les maisons, les usines. Désorganisée, l'armée française recule à l'intérieur de ses frontières. Ni prévue, ni anticipée, la bataille signe l'échec du plan stratégique, tourné vers l'offensive, conçu par des généraux, dont les postures sont héritées du XIXe siècle, quand Charleroi est « la première bataille du XXe ». Cette crise du commandement trouve son épilogue dans le renouvellement massif des chefs menés par Joffre début septembre.
Éditeur : TALLANDIER (6 septembre 2012)
Langue : Français
Broché : 224 pages
ISBN-10 : 2847347399
ISBN-13 : 978-2847347395
Poids de l'article : 240 g
Dimensions : 13 x 1.8 x 20 cmBataille des frontières (La) - Joffre attaque au centre 22-26 août 1914
Éditeur : Economica (3 juin 2013)
Langue : Français
Broché : 208 pages
ISBN-10 : 2717865888
ISBN-13 : 978-2717865882
Poids de l'article : 380 g