31 août 1715 : « Meurs donc ! Ta mort est douce et ta tâche est remplie »


« Nunc et in hora mortis…
« Nunc et in hora mortis…
« Nunc et in hora mortis… »
Ave Maria

Le mot de Laurent Sailly pour le blog Grandes Chroniques de France

Louis XIV meurt le 1er septembre 1715 après plusieurs semaines d’agonie, victime d’une gangrène sénile apparue à la suite d’une douleur à la jambe. Malgré la souffrance, il continue d’assumer ses fonctions et reçoit le jeune Louis XV pour lui transmettre ses derniers conseils, prônant la paix et le soulagement du peuple. Le 31 août, plongé dans une somnolence profonde, il récite machinalement les prières des agonisants. Le lendemain matin, à 8h15, sa mort est annoncée à Versailles, mettant fin à un règne de 72 ans. Son arrière‑petit-fils de cinq ans devient Louis XV, tandis que Philippe d’Orléans, soutenu par le Parlement, obtient la Régence en écartant le duc du Maine. La disparition du Roi‑Soleil clôt l’absolutisme triomphant et ouvre une nouvelle ère politique.

Le roi est mort: Louis XIV - 1715

de Collectif (Auteur), Gérard Sabatier (Sous la direction de), Béatrix Saule (Sous la direction de)

Des funérailles royales françaises, on ne retient généralement que les proclamations du héraut d’armes lors de la mise au tombeau de la dépouille : Le roi est mort. Vive le roi ! L’exposition présentée au château de Versailles pour le tricentenaire de la mort de Louis XIV et le livre qui l’accompagne donnent à voir et à comprendre un rituel méconnu : celui des funérailles du grand roi, de son exposition dans sa chambre mortuaire le 1er septembre 1715 à son inhumation dans l’abbaye de Saint-Denis le 23 octobre suivant. Ces obsèques marquèrent l’aboutissement, en même temps que le profond renouvellement, d’un cérémonial séculaire qui allait devenir l’une des plus éclatantes manifestations de la civilisation de cour. Peintures d’apparat et gravures de circonstance, médaillons et médailles, documents d’archives comme le testament du roi, plaques de cuivre apposées sur le cercueil ou reliquaires de coeur, reconstitutions des décors éphémères permettent de cheminer d’étapes en étapes vers cette apothéose que fut le grand service à Saint-Denis, véritable opéra funèbre dans l’Europe baroque. L’éclat de ce rituel ne périt pas avec la monarchie, mais se prolongea au-delà des changements de régime dans les funérailles nationales du XIXe siècle.

Éditeur ‏ : ‎ Gallimard (27 août 2015)
Langue ‏ : ‎ Français
Broché ‏ : ‎ 384 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 2070781208
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2070781201
Poids de l'article ‏ : ‎ 500 g
Dimensions ‏ : ‎ 15.5 x 2.5 x 22 cm


Mémoires, III : La Mort de Louis XIV

de Saint-Simon (Auteur), Gonzague Truc (Sous la direction de), Richard Millet (Préface)

"Vous allez voir un roi dans la tombe et un autre dans le berceau. Souvenez-vous toujours de la mémoire de l'un et des intérêts de l'autre. " C'est Louis XIV qui prononce, malade, cette phrase à l'intention de Philippe d'Orléans, son neveu, le futur Régent. Il ne lui reste plus que quelques jours à vivre. Six jours et six nuits de souffrances, d'activité testamentaire, de face-à-face chrétien avec sa propre fin. Nous sommes en août 1715, année considérable pour l'histoire de la France puisqu'elle voit mourir Louis XIV le 1er septembre, " trois jours avant qu'il eût soixante-dix-sept ans accomplis, dans la soixante-douzième année de son règne ", écrit Saint-Simon au cœur ténébreux de ses Mémoires, achevant sur ces mots le récit de la maladie et de l'agonie d'un roi, le plus grand de son temps, dont la vie se confond quasiment avec le règne.

Éditeur ‏ : ‎ FOLIO (DOMAINE PUBLIC) (3 janvier 2008)
Langue ‏ : ‎ Français
Poche ‏ : ‎ 640 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 2070320197
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2070320196
Poids de l'article ‏ : ‎ 300 g
Dimensions ‏ : ‎ 10 x 2.6 x 18 cm

La Mort de Louis XIV, 1er septembre 1715

de Joël Cornette (Auteur)

Cette journée fut la seule dont la maîtrise aura échappé au Grand Roi, lui qui se voulait l'ordonnateur tout-puissant de son royaume. Interroger la portée de la mort de Louis XIV conduit à reconsidérer ce très long règne à l'aune du projet politique que ce prince avait lui-même conçu. Ce livre donne à comprendre ce qui s'éteint avec le Roi-Soleil et ce qui va perdurer de son ouvre. Qu'est-ce qui fait la singulière grandeur du siècle de Louis XIV ? La gloire, le roi de guerre, l'«Etat machine», la fabrique d'une culture royale : ce souverain a élevé le prestige de la monarchie française au sommet de son rayonnement ; il a achevé d'installer l'appareil administratif de l'Ancien Régime en l'inscrivant dans le patrimoine génétique de nos institutions ; il a érigé les «mystères de l'Etat» en méthode de gouvernement et fait pénétrer l'éclat de sa figure sacrée jusque dans la plus humble chaumière. Ce fut une ambition démesurée que les épreuves finiront par dérégler. Quel contraste entre le jeune monarque, ardent réformateur des «années Colbert», qui imprime sa marque à toutes les formes de création dans l'effervescence d'un Versailles baroque et festif, et le vieux roi éprouvé par des guerres interminables, cabré dans la dévotion en pourchassant les ennemis de la foi ! La mort de Louis XIV clôt un chapitre de l'histoire de la royauté et en ouvre un autre : à l'aube du siècle des Lumières, c'est la «manière» de ce monarque, c'est aussi une certaine conception de l'autorité, qui meurent avec lui.

Éditeur ‏ : ‎ Gallimard (27 août 2015)
Langue ‏ : ‎ Français
Broché ‏ : ‎ 384 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 2070781208
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2070781201
Poids de l'article ‏ : ‎ 500 g
Dimensions ‏ : ‎ 15.5 x 2.5 x 22 cm