Dépenses publiques et dégénérescence démocratique - Par Patrick Aulnas


Le déficit de l’État est en général présenté dans une optique macro-économique. Le chiffre le plus connu est le pourcentage du PIB. En France, le déficit est compris entre 3 et 6% du PIB, sauf dans les périodes de crises. Ce pourcentage représente le total de tous les déficits des administrations (État, collectivités locales, régimes de protection sociale) en fonction de la production nationale annuelle du pays.
Cette présentation minore aux yeux du grand public l’écrasante responsabilité des politiciens. 3 à 6%, franchement, ce n’est pas si grave ! Voilà ce que pensent sans doute de nombreuses personnes ayant d’autres chats à fouetter que les budgets publics.
Pourtant, la situation est grave car c’est la démocratie qui est en danger.


Un tiers des dépenses non financées

Pour se faire une idée de la responsabilité des politiciens dans ce domaine, il faut faire un autre calcul. La question à se poser est la suivante : le budget voté (par le Parlement ou les assemblées locales) est-il financé par des ressources connues ou accepte-t-on de voter un déficit ? La réponse ne comporte aucune ambiguïté : les élus acceptent de voter d’énormes dépenses non financées.

Le budget général de l’État fournit un exemple très illustratif de l’irresponsabilité qui s’est installée dans la gouvernance publique depuis plusieurs décennies..

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