16 janvier 1761 : le comte Thomas Arthur de Lally-Tollendal capitule à Pondichéry (Inde) pendant la guerre de Sept Ans.
La guerre en Inde (épisode de la guerre de Sept Ans) débute assez mal pour la France, qui perd dès 1757 Chandernagor, son dernier comptoir au Bengale. La même année, les Français sont une nouvelle fois sévèrement défaits à la bataille de Plassey. Une importante force armée de près de 4 000 hommes sous les ordres du comte de Lally est dépêchée en 1758 par la métropole afin de rétablir la situation. Cette expédition va cependant échouer à enlever Madras, ne répétant pas le succès de 1746. Le comte Thomas Arthur de Lally-Tollendal, général français d’origine irlandaise, est envoyé en Inde. Faute de moyens, il doit capituler à Pondichéry en 1761. De retour en France, il devient le bouc émissaire des échecs militaires et est accusé de trahison. Son procès devant le parlement de Paris en 1766 est marqué par une procédure inique : absence de défense, témoignages contradictoires, accusations absurdes. Condamné à mort, il est exécuté place de Grève dans des conditions brutales.
Son fils, Trophime-Gérard, consacrera sa vie à réhabiliter sa mémoire, soutenu par Voltaire et D’Alembert. En 1778, le Conseil du roi annulera l’arrêt, mais les parlements provinciaux persisteront à condamner la mémoire du comte.
L’affaire illustre les abus judiciaires et les tensions entre parlementaires et pouvoir royal. Elle deviendra un symbole de l’erreur judiciaire et de la lutte pour la justice au XVIIIᵉ siècle.





