Budget 2026 : un budget de renoncements - Par Samuel-Frédéric Servière
Pour Samuel-Frédéric Servière, le budget 2026 marque un net affaiblissement de l’ajustement des finances publiques. Le déficit atteint –5 % du PIB, en dégradation par rapport au projet initial, essentiellement en raison d’une hausse des dépenses de 9 Md€. La dette grimpe à 118,2 % du PIB. Les prélèvements obligatoires restent stables en niveau (43,9 % du PIB) mais leur composition évolue fortement, ciblant surtout les entreprises (prolongation de la surtaxe CEBS, suspension de la baisse de CVAE, taxes sectorielles) et les ménages aisés (CDHR, durcissement du pacte Dutreil, hausse de CSG sur le capital). Les économies prévues sur l’État, la sécurité sociale et les collectivités ont largement échoué, entraînant un effort structurel divisé par deux. Le texte ne comporte aucune réforme structurelle et, selon l’IFRAP, affaiblit l’attractivité économique tout en accentuant la dépendance à la dette.
