Entrisme islamiste dans les universités : le grand déni - Par Florence Bergeaud-Blackler
Florence Bergeaud-Blackler analyse l’entrisme islamiste dans les universités occidentales, en particulier françaises, en soulignant le rôle central du Qatar et des réseaux liés aux Frères musulmans. Grâce à des financements massifs — parfois opaques — le Qatar a influencé des orientations académiques, favorisant l’« islamisation de la connaissance » et la mise en avant d’enseignants ou de chaires alignés idéologiquement. L’ anthropologue décrit un déni persistant dans le monde universitaire, nourri par une lecture postcoloniale, une méfiance envers l’État et une tendance à réduire l’islamisme à une réaction identitaire. Depuis les années 1980, des organisations étudiantes et militantes proches du frérisme ont progressivement structuré leur présence sur les campus. La gauche universitaire, par aveuglement idéologique, contribue à cette complaisance. Le ministère, paralysé par la crainte des polémiques, laisse prospérer ces influences au détriment de la liberté académique et de l’universalisme républicain.
Florence Bergeaud-Blackler
Entrisme islamiste dans les universités: le grand déni
