Armes nucléaires : Défis et opportunités de l’expiration de New STAR - Par Héloïse Fayet


Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

Le traité New START, signé en 2010 par Barack Obama et Dmitri Medvedev, a officiellement expiré hier, mercredi 4 février 2026. Il limitait les arsenaux nucléaires stratégiques des États‑Unis et de la Russie à 1 550 ogives et 700 vecteurs déployés. Héritier de START I (1991), il s’inscrivait dans la logique de maîtrise des armements. Son expiration accroît théoriquement la possibilité d’une nouvelle course aux armements.
Héloïse Fayet rappelle que le traité ne pouvait être prolongé qu’une seule fois, ce qui avait déjà été fait en 2021. La proposition de Vladimir Poutine de maintenir temporairement les plafonds d’ogives excluait les mécanismes de transparence et de vérification, jugés essentiels par les États-Unis. Dans un contexte de rivalité stratégique accrue, certains responsables américains estiment que les limites imposées par New Start ne sont plus adaptées face à la montée en puissance nucléaire de la Chine. L’expiration du traité ouvre une période où les arsenaux pourraient croître, surtout côté américain, tandis que la Russie est soupçonnée d’avoir déjà dépassé certains plafonds. Pour la responsable du programme dissuasion et prolifération au Centre des études de sécurité de l'Ifri, l’avenir réside moins dans le quantitatif que dans une approche comportementale du contrôle des armements.

Héloïse Fayet
Fin du traité New Start entre Russie et Etats-Unis:
"Nous allons vers une ère où le nucléaire sera moins régulé"