La Chine veut contrôler le Brahmapoutre - Par Rami Niranjan Desai
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
La Chine poursuit la construction d’un gigantesque complexe hydroélectrique à Motuo, sur le Yarlung Tsangpo, cours supérieur du Brahmapoutre. Ce projet, potentiellement plus puissant que le barrage des Trois Gorges, inquiète profondément l’Inde, en particulier l’Assam, région déjà vulnérable aux crues. Selon Rami Niranjan Desai, membre émérite de l’India Foundation à New Delhi, Pékin contrôlerait ainsi le débit d’un fleuve essentiel, sans mécanisme de transparence ni coordination transfrontalière. L’expérience du Yangtsé et du Mékong montre que les barrages chinois modifient fortement les régimes hydrologiques, réduisent les sédiments, aggravent l’érosion et provoquent des fluctuations artificielles aux conséquences économiques et sociales majeures. Pour l’Assam, les risques incluent des inondations plus soudaines, une érosion accélérée et une perturbation durable des activités agricoles et halieutiques. L’autrice appelle l’Inde à renforcer ses infrastructures, exiger des données en temps réel et considérer la gestion de l’eau comme un enjeu stratégique mêlant sécurité hydrique, territoriale et nationale.
Rami Niranjan Desai
La Chine veut contrôler le Brahmapoutre
