«La mort provoquée ne peut pas être considérée comme un soin»* - Par Claire Fourcade et Ségolène Perruchio

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Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

Les docteurs en soins palliatifs Claire Fourcade et Ségolène Perruchio défendent l’idée que l’euthanasie ou le suicide assisté ne peuvent être assimilés à un soin, et que la loi sur « l’aide à mourir » affaiblit les soins palliatifs. Les deux médecins dénoncent la précipitation législative, l’illusion d’un consensus, et rappellent que la fin de vie n’est pas une priorité pour les Français. Elles contestent que le texte incarne liberté, égalité ou fraternité : il fragilise les personnes vulnérables, laisserait 50 % des besoins en soins palliatifs non couverts et instaure une logique individualiste. Elles critiquent des critères flous, un pouvoir médical accru, une coercition envers les soignants et les établissements, ainsi qu’un risque de recul des soins palliatifs, observé dans d’autres pays. Elles affirment enfin que provoquer la mort n’est pas un soin, et que la réponse à la souffrance doit rester l’accompagnement.

Claire Fourcade et Ségolène Perruchio
*«La mort provoquée ne peut pas être considérée comme un soin» : le cri d’alerte de deux médecins en soins palliatifs

Par la tribune ICI