L'extrême gauche bénéficie d'une impunité totale dans son entreprise de destruction de l'université* - Par Fabrice Balanche
Dans une tribune pour Le Figaro et un entretien pour le JDD, au lendemain du décès d’un militant nationaliste de 23 ans après avoir été passé à tabac en marge d’une conférence de Rima Hassan donnée à l’IEP de Lyon, Fabrice Balanche dénonce la politisation croissante des universités et montre la nécessité de prendre des mesures pour mettre fin à la mainmise de la gauche radicale dans l’enseignement supérieur.
Fabrice Balanche, maître de conférences en géographie à l’Université Lyon-II, spécialiste du Proche-Orient a, en avril dernier, été ciblé par des militants d’extrême gauche, qui avaient interrompu son cours en l’intimidant.
Fabrice Balanche estime que le drame ayant coûté la vie à Quentin, étudiant de 23 ans, était « inévitable » compte tenu de l’escalade des violences verbales et physiques, de la radicalisation idéologique et de l’absence de régulation institutionnelle, en particulier à Lyon. Il conteste la qualification de « rixe » relayée par certains médias et affirme qu’il s’agit d’une agression collective motivée idéologiquement. Il voit dans cette affaire l’illustration la plus grave d’un dysfonctionnement profond du monde universitaire français, où la violence vise systématiquement les étudiants ou enseignants perçus comme opposés à l’extrême gauche.
Il dénonce une confusion croissante entre activité universitaire et militantisme politique, notamment autour de conférences organisées sur les campus. Certaines interventions, comme celle de Rima Hassan à Sciences Po Lyon, relèvent davantage de la propagande que du débat académique. Il critique l’absence de contradiction, le filtrage du public et l’usage de la légitimité universitaire pour diffuser des positions idéologiques.
L’universitaire met en cause les présidences d’université, qu’il juge soit complaisantes, soit complices. Il affirme que les instances dirigeantes cèdent aux pressions de groupes militants, tolèrent blocages, dégradations et intimidations, et renoncent à toute sanction. Cette situation est renforcée par le poids politique de l’extrême gauche dans les conseils d’administration et par des liens étroits entre universités et collectivités locales.
Selon Fabrice Balanche, les militants impliqués dans des actions violentes ou intimidantes ne sont ni sanctionnés par les universités ni poursuivis efficacement. Cette situation engendre une autocensure massive chez les enseignants-chercheurs et les étudiants, par peur de représailles ou de blocages de carrière. Il évoque son expérience personnelle d’intimidations, de tags, de cours perturbés et d’absence de soutien institutionnel. Il décrit un affaiblissement de l’université publique, marqué par la fuite d’étudiants vers le privé, le découragement des chercheurs, la marginalisation de certaines disciplines et approches scientifiques, la montée d’une « recherche militante » au détriment de la recherche académique classique. Selon lui, cette évolution menace la mission de promotion sociale de l’université et justifierait une reprise en main par le ministère de l’Enseignement supérieur.
Fabrice Balanche, professeur à Lyon
*«L'extrême gauche bénéficie d'une impunité totale»
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Fabrice Balanche
*«Quentin est mort car il s’opposait à l’entreprise de destruction de l’université menée par l’extrême gauche»
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