"On connaît la détermination de Poutine, moins celle de Trump" : leurs stratégies d'intimidation décryptées - Par Frédéric Charillon et Loïc Finaz
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| Vladimir Poutine et Donald Trump lors de leur rencontre en Alaska, le 15 août 2025. REUTERS |
L’Amiral Finaz (ancien directeur de l'Ecole de Guerre) et Frédéric Charillon, ex-patron de l'Irsem au ministère des Armées et auteur de Géopolitique de l'intimidation (Odile Jacob, 2025), décrivent un monde où l’influence, l’ingérence et l’intimidation forment désormais un continuum stratégique. L’influence vise à convaincre sans contraindre, mais l’Europe reste naïve en croyant au seul pouvoir du raisonnement. L’intimidation apparaît lorsque convaincre ne suffit plus : elle peut être celle du fort (États-Unis de Bush), du faible (Grèce en crise), du blocage (Orban) ou du « fou », posture assumée par Donald Trump et, dans une autre logique, par Vladimir Poutine, dont la brutalité et la détermination sont éprouvées. L’ingérence, facilitée par les réseaux sociaux et les technologies, permet d’agir directement sur les opinions publiques, comme le montrent les actions russes ou chinoises. Face à ces menaces, les démocraties doivent assumer leurs principes tout en se dotant d’une culture du risque, d’outils juridiques et de ripostes informationnelles crédibles. L’enjeu est de se défendre sans renoncer à l’État de droit.
Frédéric Charillon et Loïc Finaz
"On connaît la détermination de Poutine, moins celle de Trump" : leurs stratégies d'intimidation décryptées
