Vers une véritable stratégie nationale de prévention aux violences scolaires* - Par Maurice Berger
Le pédopsychiatre Maurice Berger analyse la tentative d’homicide commise contre une enseignante à Sanary-sur-Mer comme un nouvel épisode d’une série d’attaques au couteau perpétrées par des mineurs en milieu scolaire. Il souligne la préméditation de ces actes et l’incapacité de certains adolescents à anticiper les conséquences de leur violence. Berger évoque aussi le rôle possible des violences intrafamiliales, en hausse depuis dix ans, souvent intériorisées par les garçons. Il déplore l’absence en France d’un véritable centre de recherche associant justice et cliniciens pour étudier ces profils et comprendre les mécanismes psychiques menant au passage à l’acte. Selon lui, les réponses actuelles, fragmentées et idéologiques, empêchent toute vision d’ensemble. Il appelle à créer une structure nationale dédiée à la délinquance des mineurs, capable de produire des données, d’identifier des schémas communs et de fonder enfin la prévention sur des preuves plutôt que sur des réactions ponctuelles.
Maurice Berger
«Violence meurtrière à l’école, ça continue et ça continuera»
