Frappes sur l'Iran : le début de la fin pour les Mollahs - Par François Chauvancy et Jean-Marie Montali
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| AFP |
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
Les frappes américano‑israéliennes ayant éliminé plusieurs hauts responsables iraniens, dont le Guide suprême Ali Khamenei, constituent un choc tactique majeur mais ne garantissent pas l’effondrement du régime. François Chauvancy et Jean-Marie Montali soulignent que l’opération a été minutieusement préparée, ciblant avec précision le sommet politico‑sécuritaire iranien. Toutefois, la République islamique repose sur un appareil sécuritaire robuste – Gardiens de la Révolution, Basijis, services de sécurité – capable de se réorganiser rapidement malgré la perte de dirigeants clés.
Si des tensions existent au sein du régime, elles ne sont pas nouvelles. La menace extérieure peut momentanément renforcer la cohésion, surtout chez les élites dont les intérêts économiques sont liés à la survie du système. L’armée régulière, moins idéologique, pourrait jouer un rôle si le pouvoir vacillait, mais son attitude demeure incertaine.
L’opposition iranienne, plurielle mais peu structurée, ne dispose pas aujourd’hui d’une alternative immédiatement opérationnelle. Un scénario de chaos à l’irakienne n’est pas exclu, même si l’Iran possède une cohésion historique plus solide.
Enfin, la dynamique d’escalade rendait toute négociation diplomatique difficile : après la décapitation du sommet, la priorité du régime est la consolidation interne, non la désescalade. La véritable menace réside peut‑être dans une crise de confiance au sommet, potentiellement plus déstabilisante que les frappes elles‑mêmes.
François Chauvancy et Jean-Marie Montali
Frappes sur l'Iran : le début de la fin pour les Mollahs
