L’hydrogène vert, un engouement illusoire - Par Jean-Pierre Schaeken Willemaers
Jean-Pierre Schaeken Willemaers soutient que l’hydrogène vert est un pari largement surestimé en Europe, où il est présenté comme clé de la neutralité carbone et de la souveraineté énergétique. Malgré plus de 20 milliards d’euros investis, la production reste marginale et de nombreux projets sont abandonnés ou suspendus faute de rentabilité, comme chez Exxon Mobil, BP, Statkraft, Enel ou ArcelorMittal. La demande industrielle réelle n’existe pas encore, tandis que les besoins croissants en électricité continue ne peuvent être couverts par l’éolien et le solaire.
Les coûts de production par électrolyse restent deux à trois fois supérieurs à ceux de l’hydrogène issu du méthane, aggravés par des incertitudes réglementaires. S’ajoutent des obstacles techniques : inflammabilité, faible densité, risques de fuite, matériaux spécifiques, infrastructures coûteuses. Enfin, en misant sur l’hydrogène, l’UE accroît sa dépendance à la Chine, dont les électrolyseurs coûtent un tiers des modèles occidentaux. L’ingénieur, Président du pôle Énergie, Climat et environnement de l'Institut Thomas More, membre de la SCE (Société, Climat et Énergie), conclut à un manque de réalisme et de coordination conduisant à l’échec du projet.
Jean-Pierre Schaeken Willemaers
L’hydrogène vert, un engouement illusoire
