mercredi 5 avril 2017

La République « laïque » ne se décrète pas, elle se construit tous les jours.

https://drive.google.com/file/d/0BxKUdSkEKFR2TEtUbURhbFEtb0k/view

©Laurent SAILLY, pour Méchant Réac ! ®
Elle est tout à la fois un héritage qui nous lie et un projet qui nous rassemble. Cette affirmation résume les acquis de la longue histoire de la République qui permit de constituer la nation, de forger les principes fondamentaux de liberté et d’égalité reconnus par ses lois, d’instaurer l’heureuse séparation des Églises et de l’État. La Constitution établit en effet que l’égalité devant la loi doit être réalisée pour tous les citoyens « sans distinction d’origine, de race et de religion ».
Aussi, la laïcité doit être redéfinie en fonction des évolutions religieuses de la communauté française. La loi de 1905 s’adaptait facilement à une religion disposant d’un clergé hiérarchisé et largement autonome de la pression vaticane. Elle s’adapte moins à une religion (l’islam) qui ne dispose pas de cette hiérarchie et dont les tentations intégristes sont fortes. Il convient de revenir à une conception bonapartiste de la laïcité (« Une société sans religion est un vaisseau sans boussole »). Cette laïcité respecte trois règles : contrôler la religion (vision principalement sécuritaire), protéger la religion (ce n’est pas la laïcité – via la liberté de conscience – qui contrôle la religion), "franciser" la religion (retour à la tradition gallicane avec le christianisme « racines cultuelles de la France » et la création d’un « islam éclairé »).