Pourquoi la France manque déjà d’eau après un hiver historique - Par Géraldine Woessner


Moissons sous une temperature de plus de 40 degres dans l'Yonne, le 22 juin 2026. Le jour-meme, la prefecture a établi une liste de restrictions pour les travaux agricoles pour eviter les depart d'incendies. SABRINA DOLIDZE/SIPA

Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly

La France affronte déjà des tensions hydriques malgré un hiver record de pluies remarque Géraldine Woessner.. Après quarante jours de précipitations continues, les sols saturés ont provoqué crues et inondations, mais aucune goutte n’a été stockée. Quatre mois plus tard, le déficit pluviométrique atteignait 47 % et 95 départements imposaient des restrictions. Les agriculteurs subissent déjà de lourdes pertes : jusqu’à 30 % sur le maïs, 50 % sur les jeunes carottes, 60 % sur le houblon  Le débat sur le stockage oppose ONG et agriculteurs, alors que la France ne retient que 4,7 % de son flux annuel d’eau, contre 50 % en Espagne. Les « retenues de substitution », efficaces en Vendée où elles ont relevé les nappes de un à deux mètres, restent bloquées par des obstacles administratifs et culturels. Ce manque d’adaptation menace agriculture, biodiversité et souveraineté alimentaire.

Géraldine Woessner
Pourquoi la France manque déjà d’eau après un hiver historique