Loi Devaquet, CPE, CIP… ces réformes torpillées par les élèves du passé au détriment de ceux d’aujourd’hui - Par Bertrand Martinot et Jean-Paul Brighelli

Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

Dans cet entretien, Bertrand Martinot, économiste spécialiste du marché du travail et de l’emploi, et Jean-Paul Brighelli, enseignant, essayiste et spécialiste des questions éducatives, analysent les conséquences des mobilisations étudiantes contre les réformes de l’enseignement et de l’emploi des jeunes.

Martinot estime que le retrait du CIP en 1994 et du CPE en 2006 a écarté des dispositifs potentiellement utiles, mais qui restaient des palliatifs aux défaillances de l’orientation scolaire. Pour lui, la priorité est de rapprocher l’école de l’entreprise, développer l’apprentissage et mieux informer sur les débouchés professionnels.

Brighelli insiste davantage sur la nécessité de rétablir une véritable sélection, notamment à l’entrée de l’université, regrettant l’abandon de la loi Devaquet en 1986.

Tous deux critiquent l’illusion selon laquelle la massification des études supérieures garantirait l’emploi. Ils défendent une orientation plus précoce, des filières professionnelles valorisées et une meilleure adéquation entre formations et besoins économiques.

Bertrand Martinot et Jean-Paul Brighelli
Loi Devaquet, CPE, CIP… ces réformes torpillées par les élèves du passé au détriment de ceux d’aujourd’hui

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