Nous récoltons aujourd'hui les fruits pourris de Mai 1968 !


Denis Tillinac est un libre penseur et un amoureux de la France. Dans son dernier livre Mai 68 l'arnaque du siècle, démontre comment le mythe de mai 68 est né et démonte la légende. Pour l’auteur, les « acteurs de Mai 68 n'étaient ni inspirés, ni généreux, ni ludiques. Ils étaient ennuyeux, empesés, mal embouchés, mal b... D'où ce malentendu de fond avec ma génération. Lorsque les enfants gâtés de Marx et de Coca-Cola ont accédé au pouvoir, la France a pris des rides et depuis lors le bonheur d'y vivre ne va plus de soi.

Ils l'ont dénaturée, ils l'ont enténébrée.

Que leur reste-t-il, sinon les ricanements de la dérision puisqu’enfin leur contestation du capitalisme n'aura servi qu'à le rendre plus oppressant ? Entre le gaucho d'antan et le bobo, droite ou gauche confondues, un demi-siècle se sera écoulé durant lequel les chemins de la liberté ont été désertés, et ce n'est qu'un début. »

En effet, mai 1968 portait tous les maux qui gangrènent la société française d’aujourd’hui : laxisme, consumérisme, individualisme, multiculturalisme, laïcisme, égalitarisme.

Mai 1968 a détruit la nation en présentant ses défenseurs comme des xénophobes, des racistes. L’idéologie multiculturaliste a paralysé la nation en l’obligeant à mener son autocritique. Sans histoire, sans passé, sans racine, la nation est vouée à disparaître.

Mai 1968 a modifié l’école dans ses méthodes plutôt que dans ses exigences. En faisant de l’égalitarisme un dogme, avec pour objectif de faire obtenir à 80% d’une classe d’âge le baccalauréat, a d’une part augmenté les inégalités et d’autre part créé une inadéquation entre l’offre et la demande d’emplois.

Mai 1968 a tué la société d’entraide et de solidarité de la vieille France. L’imaginaire libertaire des années 1960, où il était bon de « jouir sans entrave », s’est transformé en individualisme exacerbé. Cet individualisme a été récupéré par la société capitaliste (que cette révolution devait combattre), développant le consumérisme.

Quand au féminisme, comme toute révolution, on est parti d’un point A pour revenir à ce point A. Les féministes de 1968 brûlaient leurs soutiens gorges. Les féministes de 2018 défendent le port du voile islamique. Cette même aberration se retrouve dans la défense de la laïcité. Les mouvements gauchistes étudiants de 1968 avaient en ligne de mire la religion. Aujourd’hui, l’UNEF, syndicat étudiant de gauche, met en avant une présidente qui porte le voile, manifestant ainsi son attache à la religion.

Alors mai 1968 n’est pas responsable de tous les maux. Mais il n’est pas à douter, que ce mouvement anarchique et autoritaire a pesé sur les politiques publiques et la formation des responsables de ces cinquante dernières années.

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