Religion et pouvoir en Syrie : la question salafiste - Par Imad Khillo
À partir du déclenchement du conflit syrien en 2011, le pays connaît une profonde fragmentation politique et religieuse, marquée par l’affaiblissement de l’État et de ses institutions. Le salafisme, historiquement enraciné à Damas, gagne en visibilité depuis le début du conflit. L’émergence de l’État islamique (EI) et d’autres groupes salafistes a accentué la pluralisation du champ religieux. Sous Ahmed al-Sharaa, la société syrienne adopte une religiosité plus marquée : le contrôle de la mixité et les restrictions sur la musique ou l’alcool traduisent une moralisation accrue de l’espace public. Les minorités subissent des pressions et demeurent vulnérables, malgré des mesures de sécurité ponctuelles. La Syrie contemporaine illustre comment les transformations religieuses résultent d’une combinaison de facteurs historiques, géopolitiques, communautaires et économiques, dont l’évolution demeure incertaine.
Imad Khillo
Religion et pouvoir en Syrie : la question salafiste
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