Ce que la crise d’Ormuz a changé (ou non) au monde de l’énergie - Par Patrice Geoffron

Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly

La crise d’Ormuz de 2026 n’a pas bouleversé l’ordre énergétique mondial autant qu’elle en a révélé les fragilités structurelles analyse Patrice Geoffron. La fermeture du détroit a montré l’inefficacité de la capacité de réserve de l’Opep, située précisément derrière le point de blocage. Elle a illustré la « rhéopolitique » [Art de contrôler les flux plutôt que les territoires, de les régler, les moduler, les interrompre., où le contrôle des flux devient un instrument de puissance selon Xavier Carpentier-Tanguy], où le contrôle des flux devient un instrument de puissance. Le conflit a aussi confirmé l’émergence d’une guerre des infrastructures énergétiques, transformant raffineries, terminaux et réseaux en cibles stratégiques. Les États-Unis en sortent relativement protégés, tandis que l’Asie, surtout la Chine, apparaît très exposée. L’Europe, elle, n’a fait que déplacer sa dépendance vers le Golfe et les États-Unis. Le professeur d'Economie, Université Paris Dauphine – PSL conclut que la véritable réponse est la décarbonation, désormais stratégie de sécurité économique, réduisant mécaniquement l’exposition aux chocs fossiles importés.

Patrice Geoffron
Ce que la crise d’Ormuz a changé (ou non) au monde de l’énergie

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