«L’Otan survit parce que ses membres, malgré leurs divergences, continuent de penser que l’alternative serait pire» - Par Florence Gaub et Jonathan Heist
Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly
À l’occasion du sommet de l’Otan, qui se tiendra à partir de
mardi 7 juillet à Ankara, Florence Gaub, chercheuse au Collège de défense de
l’Otan et Jonathan Heist, colonel dans l’armée américaine, montrent
que l’Organisation traverse depuis 1949 des crises récurrentes, toujours
centrées sur deux tensions majeures : le partage du fardeau entre
Européens et Américains et les opérations hors zone, qui interrogent les
limites géographiques et politiques de l’Alliance. Malgré les reproches
constants de Washington sur les dépenses militaires européennes et les
désaccords profonds sur des interventions comme Suez, l’Algérie, le Vietnam ou
l’Irak, l’Alliance a toujours survécu. La crise actuelle, marquée par le
réarmement européen et les doutes américains, s’inscrit dans cette continuité
historique. Les auteurs soulignent que, malgré les divergences, les membres de
l’Otan jugent que l’alternative serait pire : l’Alliance demeure pour
chacun la solution la plus efficace et la moins coûteuse en
matière de sécurité.
