Sénatoriales : nouveaux rapports de force au Palais du Luxembourg ? - Par Benjamin Morel
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
Benjamin Morel, maître de conférences en droit public à
l’Université Paris II Panthéon‑Assas, analyse le renouvellement partiel du
Sénat du 27 septembre, où 178 sièges étaient soumis au vote des 162 000 grands
électeurs. Malgré une forte stabilité — 111 des 133 sortants ont été réélus —
il souligne que cette chambre, conçue comme un contrepoids démocratique, évolue
lentement et ne reflète pas immédiatement les dynamiques nationales. Morel
rappelle que le Sénat résiste structurellement aux « embardées conjoncturelles
», car il dépend du renouvellement des élus locaux, souvent marqués par une
prime au sortant.
Il observe néanmoins des mutations : l’implantation
progressive du RN, qui atteint désormais 15 sièges , tandis que LFI obtient
deux élus. Morel estime que ces résultats ne préfigurent pas la présidentielle,
le PS, LR et les centristes demeurant dominants localement. Les postes clés
devraient rester stables, avec la […] reconduction de Gérard Larcher à la
présidence du Sénat.
Il analyse enfin les recompositions internes : rivalités à
gauche, possibles ralliements à droite, et interrogations sur le « cordon
sanitaire » vis‑à‑vis du RN, dont l’impact réel reste limité compte tenu de la
majorité sénatoriale très large.
