L’Europe sacrifie-t-elle la démocratie arménienne ? - Par Kenneth Roth et Philippe Kalfayan
L’Union européenne soutient le premier ministre arménien Nikol Pachinian à l’approche des législatives du 7 juin, au risque d’ignorer ses dérives autoritaires. Sous couvert de contrer l’influence russe, Pachinian affaiblit la démocratie arménienne en arrêtant des opposants et des journalistes , en s’attaquant à l’indépendance de la justice et en intervenant dans l’Église apostolique arménienne. Il utilise les ressources de l’État pour surveiller et harceler l’opposition, tandis que des figures comme le milliardaire Samvel Karapetyan deviennent des cibles privilégiées. Malgré ces dérives, l’Europe et les États-Unis lui apportent un soutien politique explicite, notamment via la tenue d’un sommet européen à Erevan juste avant les élections. Kenneth Roth et Philippe Kalfayan, membres de l’Observatoire international de la démocratie en Arménie, estiment que cette stratégie sacrifie la démocratie arménienne au profit d’intérêts géopolitiques, créant un dangereux précédent.
Kenneth Roth et Philippe Kalfayan
L’Europe sacrifie-t-elle la démocratie arménienne ?
